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06/12/2007

Juste après la déflagration

16h00. Le boulevard est d'un calme drôlement suspect. On serait dans un western, on verrait le vent chatouiller la terre battue et faire rouler les feuilles et autres débris. Tout à l'heure, un colis piégé a sauté à quelques numéros de là.

On ne sait pas encore avec précision les tenants et les aboutissants mais ça fait la Une du Monde, de Reuters, de France Info, et des autres aussi sans doute. On entend le nom de Nicolas Sarkozy, on apprend que le Fondation pour la mémoire de la Shoa est dans les parages aussi, les interprétations vont bon train.

On déplore le style de la personne citée chez Reuters qui par sa formulation met l'accent sur le fait que la personne décédée était assistante plutôt que sur le fait qu'elle est morte des suites d'un acte terroriste. Les voisins du drame sont vivement invités à ne pas quitter l'immeuble (en même temps je quitte rarement si tôt) et à ne pas s'approcher des fenêtres. Je ne peux m'empêcher de jeter un oeil par ladite fenêtre tout de même, car vraiment, c'est étonnant ce boulevard, vide. Une espèce de vision irréelle.

C'est dingue, être si proche d'une déflagration qui a tué et blessé et n'avoir pas un instant entendu ou senti quelque chose avant les sirènes hurlantes de tous les Starsky & Hutch du quartier qui rappliquent...

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