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15/12/2007

Noël, version sous-titrée

c8a7badb30b4aebc24353c41875ccf0f.jpgOn va en parler. De Noël.
Des rues qui débordent de lumières qui brillent, clignotent, font bling bling, des pauvres pères noëls minables en tissu qui se mettent à fleurir sur les façades des maisons, des gens qui claquent deux mois de salaires en matos de Noël et qui ne se chauffent pas en décembre pour compenser la dépense d'électricité occasionnée par les rennes qui clignotent sur le toit et l'habillage des 18 fenêtres (vé-ri-di-que)... De cette débauche d'argent, de décos, de bouffe, de "il faut une dinde sinon c'est pas vraiment Noël", de "soyez gentils Noël c'est la fête de l'amour" (tu parles...), de "mais comment tu n'as pas acheté l'Iphone toi ?" (marche aussi avec la dernière-née de Nespresso entre autres -je choisis Georges, plutot moi, Monsieur Noël, hein, on fait comme on a dit)...
 
Les mômes qui découpent scrupuleusement un jouet sur deux dans chaque catalogue qu'ils trouvent à portée de leurs menottes, et les parents qui, tout aussi scrupuleusement, cochent ce qui reste à acheter par mamie Edmée ou tonton Jean-Sous. Parce qu'évidemment, il n'est pas question une seconde qu'il n'y ait pas cette année encore une petite centaine de paquets sous les sapins. "Les" sapins, oui oui tu as bien lu, le sapin de la maison, le sapin de chez papy et mamy, celui des autres grands-parents, ceux chez les oncles et tantes (les vrais de sang), ceux chez la famille de coeur. Au total, Merveille et Trésor se retrouvent à la tête d'un empire en papier crépon et bolduc qu'on peut estimer à un quintal chacun au matin du 25 décembre. Et tu sais quoi ? le plus beau c'est qu'avec un peu de chance, ils joueront avec le quart. Le reste sera cassé, perdu, rangé dans l'oubli d'un placard en quelques jours... Hum, ça fait rêver, hein ? Mais je mégare, parlons de Noël pour les grands. De ce qu'il devient, du coup.
 
D'abord,il ya les repas de famille, orgie de gras sur la table et réglements de comptes juste au-dessus. Bon, j'exagère un chouille, mais quand même à part les rares moments où tu savoures d'être là, cette cohabitation forcée dans les conditions du direct, avec toute ta tribu, il y a toujours le moment où l'attention se met sur toi, et "quand est-ce que tu vas trouver un vrai travail?", et "quand vas-tu nous faire des bébés?", aussi accompagné de "Tu aimes vraiment la vie à Paris, c'est bizarre, y'a même pas de Leclerc..."
 
Avec la cuisine, qui accueille les confidences des uns, les aigreurs des autres, où l'on vient chercher un moment en tête-à-tête, la cuisine, à Noël, c'est le confessionnal avoué de ces 3 jours où il faudrait être super content.
 
C'est là que je me désolidarise de cette joie forcée forcenée de fin d'année...
Je ne suis pas super contente.
Marre de devoir toujours choisir à Noël. Avant, entre mes parents, pour ne pas en laisser un tout seul au réveillon. Maintenant, entre mes parents et ma soeur parce qu'on est de ces familles où on ne peut plus avoir tout le monde ensemble même juste pour une journée. De compter les absents quand on ouvre les cadeaux... De regarder ma montre 56 fois par heure pour voir tourner les aiguilles et sentir s'approcher le moment où je vais pouvoir rentre chez moi et reprendre ma vie sans bébé, sans Leclerc, mais ma vie. Marre, quoi.

Commentaires

Vivement la messe de minuit !!

Écrit par : L-tz | 15/12/2007

Tu l'as dit !
(rentrée du coup)
(il fait - 8000 ou c'est moi?)

Écrit par : Mathilde | 16/12/2007

Ah Cuisine et Dépendances quand tu nous tient....
Je ne sais pas ??? mais tout ça me parle tellement vrai...
:)- quand même !

Écrit par : madmoizelle@ | 19/12/2007

madmoizelle@ > c'est mon petit côté bacri !

Écrit par : Mathilde | 21/12/2007

Les commentaires sont fermés.