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25/08/2008

Michael Tolliver Lives

armisteadmaupin.jpg Des retrouvailles.
Inattendues comme je les aime.
Il y a quelques mois, en partance pour la campagne parentale, je fais un crochet par le Relay de la Gare de l'Est pour acheter le Cosmo et le Closer qui vont bien. Et mon regard tombe sur un nom que je connais, en couverture d'une des têtes de gondole, Michael Tolliver, l'un des héros des Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin (qui est devenu un de mes auteurs les plus chers depuis The Night Listener).

Les Chroniques de San Francisco, ma mère et mes soeurs avaient adoré, et c'est tout naturellement qu'un été l'une ou l'autre m'avait prêté ses exemplaires quand je râlais de n'avoir plus rien à lire.

Les habitants du 28 Barbary Lane m'ont donc tenu compagnie tout un été, entre histoires d'amitiés, d'amour, et intrigues en tous genres. Sur fond de seventies libertines, ce groupe de trentenaires libérés rassemblés autour d'une logeuse charismatique et écrivant, sans le savoir, les pages de l'histoire d'une génération rattrappée par le virus m'a enchanté.
Dans le quotidien de Mary-Ann, de Michael aka Mouse, de Mona et d'Anna on sent déborder tout à la fois l'envie d'être aimé et la chaleur humaine, on se passionne pour un quotidien décrit avec humour et acidité. J'ai appris à connaître les rues de cette ville dont je n'avais que les souvenirs de petite fille, en parcourant les pages des Chroniques.

Tombée dans la tribu avec la nuance qui me caractérise, j'ai vite ajouté mes propres exemplaires (je pense d'ailleurs que nous avons toutes les 4 l'intégralité des Chroniques...) sur mes étagères Ikea.  Je confesse cependant un certain essoufflement sur les 2 derniers tomes (D'un bord à l'autre et Bye Bye Barbary Lane en français) dont la traduction m'avait déçue et dont l'histoire s'éloignait de ce dont j'avais envie pour mes personnages préférés.

Bref. Quand j'ai commençé la lecture des Chroniques je savais qu'il y avait 6 tomes. Et que l'histoire s'arrêtait là.
Et voilà que plus de 10 ans plus tard on m'apprend que 1/ ça continue 2/ Michael est vivant. Comme ça, juste avant mon train. Me souvenant de ma déception à la lecture des derniers j'ai tardé à m'offrir ce 7ème tome, tout en sachant bien que je finirai par céder à ma curiosité, et j'ai finalement craqué pour la version originale. Quelle bonne idée ! La VO, l'univers et l'ambiance si chère retrouvés, cette ville que j'aime sans la connaître vraiment...

J'ai terminé ma lecture samedi matin, confortablement vautrée au Starbucks, les larmes roulant sans pudeur sur mes joues, un reste de Latte que j'ai laissé refroidir, la gorge un peu serrée de trop d'émotions mélées.
Alors, je ne saurai que trop te conseiller de prendre un aller simple pour San Francisco chez ton libraire le plus proche car les 2 semaines que j'ai passées avec Michael m'auront permis d'attendre les vacances en bonne compagnie et c'est toujours ça de pris.

Commentaires

Je penserai à vous deux (y'a pas de Starbucks à Cannes)(bon ok y'a la mer...)

Écrit par : Mathilde | 25/08/2008

Moi c'est samedi prochain que j'ai prévu de pleurer au Starbucks avec Michael

Écrit par : Eric | 25/08/2008

Ah ben tiens, je suis en train de commencer cette série, j'en suis qu'au premier mais j'aboue que c'est très prenant ! Je suis content d'apprendre qu'il y en a 7 :)

Écrit par : Gaby | 26/08/2008

Ah ouai mais en fait je vois sur la gauche que tu lis plein de trucs que j'aime bien : Nick Hornsby (je suis en train de lire A Long Way Down aussi), Daniel Pennac, Didier Van Cauwelaert ... Il faut que j'essaie les autres trucs de ta liste alors !

Écrit par : Gaby | 26/08/2008

Gaby > A long way down c'est très bien (j'ai ramené Slam de ma dernière virée en terre anglaise il faut que je le lise). Et régale toi bien avec Les Chroniques c'est un grand moment.

Écrit par : Mathilde | 26/08/2008

Les commentaires sont fermés.