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23/10/2008

Mesrine, Jacques. Signe distinctif : Enemi Public n°1

Image 2.pngGrâce à France Inter (et mini boss) j'ai découvert lundi soir dernier, en avant première, les 2 volets de la saga "biographique" sur Jacques Mesrine*. L'histoire du scénario est déjà folle, 30 ans que le cinéma lorgnait sur une adaptation de la vie de l'Enemi Public N°1, avant même sa fin médiatique. Il en aura donc fallu des années, des réalisateurs (entre autre : Truffaut), et des pages de scenarii noircies avant que Jacques Mesrine et ses amis ne s'invitent dans les salles obscures. Et je trouve que ça valait le coup d'attendre.


Jean-François Richet l'a dit lui-même lundi soir, il n'a accepté de s'emparer de ce scenario qu'à deux conditions : 1/ de le réécrire totalement avec son scénariste Abdel Raouf Dafri 2/ que Cassel joue Jacques Mesrine. Et le résultat est bluffant. Cassel campe un Mesrine comme on l'imagine charismatique, chien fou, rien de vraiment héroïque mais rien de fondamentalement inhumain non plus. Cet homme-là est comme tout le monde, juste un peu plus orgueilleux, pas vraiment moins intelligent et il va vivre trop vite, trop fort comme dans la chanson enfantine du meunier qui dort...

Au fil des deux volets on découvre la destinée flamboyante d'un des plus célèbres gangsters français.
D'abord avec L'instinct de mort, on apprend le début de sa vie de voyou, à ses première amours (mention spéciale à Elena Anaya qui incarne sa femme), on assiste à sa fuite au Canada, au début des vraies emmerdes... On voit son talent pour l'embrouille et son culot grandir en même temps que son orgueil, il se plait dans ce rôle vraiment. Et le joue à fond. Il aime les médias et recherche la gloire en même temps que l'argent. E
nsuite L'ennemi n°1 où il rentre en France et c'est l'épopée de Mesrine que l'on connait mieux, la rencontre avec François Besse, l'escalade médiatique jusqu'à la fin tragique sous les balles policières.

Ce que j'ai aimé, c'est la manière de filmer qui laisse bien transparaître la parano de Mesrine, le ryhtme qui a fait qu'après une journée de taf chargée j'ai pu passer 4H au ciné sans voir le temps filer, le casting assez épatant (même si je reste comme d'hab réservée sur la prestation de Samuel Le Bihan, et que je suis déçue par un Lanvin pas au top).
Ce que je retiens, c'est une fois de plus la prestation d'un Vincent Cassel qui se caméléonise à la hauteur du personnage qu'il incarne. Le film est truffé de répliques drôles et il paraît que Mesrine était lui aussi plein d'humour.
Mon seul regret, s'il est vrai que le guet apens de 79 avait été prémédité, le fait qu'on parle d'assassinat a ceci de génant qu'on en oublierait presque que c'est un homme dangeureux que le commissaire de la BRI de l'époque, Broussard, a éliminé (lavant au passage les anciens affronts de Jacques...).
J'ai découvert voyou dont je savais si peu et qui fait preuve d'une lucidité assez étonnante, entre autres choses...

Je te conseille les films évidemment, pour toutes ces bonnes raisons et encore une fois parce que si l'on devine une affection de Jean-François Richet pour Mesrine, le voyou n'est pour autant pas montré en héros, loin s'en faut. Dans une époque où les limites sont aussi minces que les pages des magazines people il est bon aussi de savoir où tracer la ligne entre bien et mal.

Des articles à lire pour en savoir plus : le site des films (très bien fait avec vids, photos et itv), Rue89, purepeople, et Le Vif.fr

*Prononcer "mé-rine" sans le 's', car comme le dit Jacques Mesrine aux flics dans le film "Tu dis pas MiromeSnil, tu dis pas RoSny sous bois, ben là c'est pareil tu dis pas MeSrine!"

Commentaires

Ca me donne encore +++ envie d'aller le voir vite !;)

Écrit par : agnes | 23/10/2008

agnès > vas-yyyyy :)

Écrit par : Mathilde | 23/10/2008

Je dit MeSrine (et non Mérine) si je veux, d'abord !!

Écrit par : Bernard | 02/12/2008

Les commentaires sont fermés.