Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/09/2009

Non, ma fille tu n'iras pas danser (vivre libre ? quelle drôle d'idée)

non ma fille.jpgNon ma fille tu n'iras pas danser n'est pas qu'un film au titre à rallonge. Pas que.

Déjà, c'est un Christophe Honoré, et depuis les Chansons d'Amour (arrivé direct dans mon top 10) je crédite ce monsieur d'un regard et d'une musicalité que j'aime. Il est aussi de ces scénaristes qui distillent des phrases chocs qui frappent juste et résonnent fort, je me souviens notamment des derniers mots des chansons d'amour, lâchés par un Louis Garrel amoureux mais désabusé : "S'aimer moins, mais longtemps". J'ai raté La Belle Personne d'Honoré qui passait au MK2 Beaubourg à des horaires hautement improbables pour l'active que j'étais alors. Cependant, en voyant l'affiche de Non ma fille tu n'iras pas danser à mon retour de vacances, j'ai d'abord eu la persistante impression que le titre reprenait une chansons populaire, idée fausse mais qui m'a tenu un moment et qui n'est sans doute pas étrangère à mon envie de voir le film.

Ensuite, ce film m'a offert la possibilité de trouver Chiara Mastroianni belle, désarmante et tellement juste dans ce rôle complexe de femme écartelée de ne jamais vouloir rien choisir, et choisissant pourtant parfois puisque c'est comme ça que la vie tourne. Cette Léna engluée dans une famille aux rapports compliqués (et à la maison de famille sublime, mais je m'égare), divorcée d'un Jean-Marc Barr sexy, mère de deux enfants tout à la fois charmants et tyrans. Femme au bord de la crise de nerfs, ou devrais-je dire déjà deux pieds dedans.
Ce film est l'occasion de creuser (sans juger ou pointer du doigt) les difficultés du couple, de la maternité, de la féminité, de la fratrie. S'il y a des scènes dont je me serai passée, ou que j'aurai écourté -comme la légende bretonne qui certes donne un résonance tragique à la trajectoire de vie de Léna mais qui dure un peu trop à mon goût, ou la scène des parents en Italie qui aurait dû être développée ou coupée- le film est globalement une réussite.

Marina Foïs excelle dans son rôle de grande soeur aimante en cas de drame mais cassante au quotidien. Le casting est très réussi, notamment le fils aîné de Léna, rôle central à mon avis. Ce film m'a ému. Je ne saurai pas dire pourquoi vraiment, si ce n'est que je pressent que les angoisses ou dilemnes de Léna doivent répondre aux miens. Je garde un beau moment de salle obscure, comme je les aime.

L'article de Thomas Sotinel pour Le Monde

Puisqu'il est question de liberté...

Commentaires

Mais si c'est une chanson, "Sur le pont du Nord", qualifiée de chanson pour enfants et dont une des paroles est "Non non ma file tu n'iras pas danser". Et la fille y va et elle meurt quand le pont s'écroule, bref un classique des chansons enfantines!!!
Plein de bisous et à très très vite, peut-être toi ici?

Écrit par : Jean-Brux | 09/09/2009

Aaaaaaaah c'est donc ça (merci Jean-Chanson française, autrement appelée Jean-incollable) !
Plein des bisous aussi et oui, Bruxelles me verra bientôt (sans doute octobre, faut que je t'appelle)

Écrit par : Mathilde | 10/09/2009

J'allais dire la même chose...;)
http://bmarcore.club.fr/Tine/E151.htm

Écrit par : Sophie | 10/09/2009

Oui tu as raison un très beau film, très touchant avec une Chiara émouvante à souhait, "borderline"

Écrit par : alexandra | 15/09/2009

Les commentaires sont fermés.