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17/03/2010

Alice in Wonderland by Tim Burton

3661134674_e3d3ca66ce_o.jpgCe soir, c'était mon non-anniversaire. Pour fêter ça en toute intimité, on est allé découvrir (grâce au Club300 Allociné) la dernière merveille de Tim Burton, Alice in Wonderland au MK2 Bibliothèque en 3D. Et afin de célébrer ce jour si non-important, Tim avait fait le déplacement (là, je t'épargne la mauvaise photo floue de mon E71).

On ne va pas se le cacher, ce film tout le monde l'attendait.
Même moi. Pourtant, Alice n'est pas du tout ma préférée, je crois même pouvoir dire le contraire, c'est l'un des rares dessins animés Disney que je n'ai pas aimé. Ni d'ailleurs le livre de Lewis Caroll. Vraiment. En revanche, Tim Burton, je l'aime. Son univers, ses histoires fabuleusement macabres, ses héros grimés, son unique héroïnes au physique pas facile (Helena Bonham Carter), et sa magie partout. Sa manière si enfantine de faire cohabiter le blanc et le noir, la joie et la tristesse, la vie et la mort, l'enfance et le reste.

Alors, son Alice ?

 


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Une fois passé le côté "on pique un sprint pour être à l'heure au ciné", celui du "on se moque un peu de nos têtes avec les lunettes 3D",  et le "on se fait des blagues cons, des blagues de fans de Tim", on est super prêts.

Les préposés Club300 disent que c'est un jour extra-ordinaire pour quelqu'un ce soir, et là je me dis, merde qui leur a dit que je suis enceinte (#runninggag). Bon, pas du tout, en fait une fille reçoit le dossier de presse collector du film, dédicacé par Tim. Là, je la déteste.
Et ils ajoutent, que bon, quand même, on a tous droit à un cadeau, là j'opine du chef bien sûr, et...  Tim descend les marches (hiiiiiiiii) (standing ovation), il est là, à tellement peu de pafs de moi. Ses cheveux en l'air, son humour en bandoulière, ses lunettes de soleil à la main, une moquerie d'avance toujours. Sonnée je suis.

Il répond à quelques questions et repart comme il est venu, me laissant des étoiles dans les yeux. Juste le temps d'ajuster les grosses lunettes 3D et le film commence. C'est, comme on pouvait s'y attendre, une plongée dans l'univers Burtonien pur souche, Alice et son conte sont tellement faits pour Tim. Chaque image qui file le prouve un peu plus. Ses décors, ses acteurs, ses maquillages, ses costumes, ses effets spéciaux, tout semble tellement à sa place. Le temps est comme suspendu et me voici passionnée par les aventures d'Alice de retour au Pays des Merveilles 13 ans plus tard.

Mia Wasikowska est parfaite en Alice surréaliste peau de neige et cheveux comme les blés, Tim Burton nous a expliqué son choix pour deux raisons, la première qu'on ne l'avait pas encore beaucoup vu au cinéma et la seconde, l'importante que, comme Alice pour lui, "she doesn't seem to fit anywhere, always too short or too big". Et il la filme de cette manière, on la voit à la limite du sublime, mais toujours un cran au dessus ou au dessous. Comme une note un peu bleue...

Johnny Depp campe un chapelier fou plus vrai que nature, totalement roux, si attachant avec ses yeux de Chat Potté... Les Reines Blanche et Rouge sont littéralement monstrueuses, Anne Hathaway incarne la Reine Blanche et Helena Bonham Carter la Rouge. Les deux soeurs ennemies si "chromiquement" opposées surjouent avec un plaisir évident leurs divers travers.

Les animaux sont extraordinaires eux aussi, savant mélange de l'expertise des studios disney et de la sensibilité de Tim Burton, ils sont confondants de réalité (j'oserai même dire d'humanité), les frères idiots, Tweedle Dee et Tweedle Dum, sont parfaits et tiennent bien leur expression favorite façon "tempête sous un crâne". Chacune de leurs apparitions m'a vue sourire... Et j'oublie de te parler du lièvre qui jette tout ce qui lui passe entre les pattes, de la souris qui vise toujours les yeux, du Cheschire Cat aux reflets bleus dont le sourire est toujours aussi efficace à l'ère Burton, etc.

Burton réussit donc un chef d'oeuvre en ne reniant rien de l'oeuvre originale, simplement en la faisant sortir de sa tête, il y installe ses codes et nous rejoue son histoire forcément un peu plus ancrée dans l'âge adulte étant donné qu'Alice a 20 ans. Le film est un bijou, véritable régal pour les yeux, les oreilles et l'enfant qui est en nous. La 3D ajoute au plaisir par fines touches tantôt juste décoratives, tantôt plus musclées.

En bref, j'ai aimé. Et je te le conseille vivement. Une dernière chose, la VF n'est pas une option, hein, l'accent so british se savoure tout le long, même sur le grinçant et tonitruant "Off with his head" de la Reine de Coeur.

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> Sortie le 24 mars en salle - Trailer en HD

> Aux fans de Tim qui ne l'aurait pas encore, je conseille l'un des trésors de ma bibliothèque, le livre bilingue de Tim (illustré par ses soins): La Triste Fin Du Petit Enfant Huître et autres histoires

Commentaires

Pareil ! (c'est marrant ça...)

Écrit par : Eric | 17/03/2010

C'est fou... ^^

Écrit par : Mathilde | 17/03/2010

Les commentaires sont fermés.