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22/05/2011

Les mots de ma semaine : "Je peux pas ce soir, j'ai..."

photo (1).JPGLa semaine qui se termine a été drôlement (bien) remplie. Tellement que mon frigo, lui, est resté désespérément vide depuis que je suis rentrée de Cannes. Rien à manger en rentrant le soir tard de mes pérégrinations culturelles, rien pour accompagner le thé du matin.

Cette semaine fut donc la semaine du détour au Starbucks de la Place de Clichy tous les jours pour ne pas arriver au bureau le ventre vide. Ce fut aussi l'occasion de faire en cinq soirée le tour du cadran de tout ce que Paris offre de sorties pas que culturelles.

Le dernier Terence Malick, l'Olympia, le théâtre de l'Odéon et même le plateau d'X-Factor, viens, je te raconte ma semaine.


Lundi, The Tree Of Life

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Bon ok, je n'ai pas vu un seul film à Cannes MAIS j'avais une invitation (merci le Club 300 Allociné) pour voir The Tree of Life, au Max Linder, en simultané avec la grande projection cannoise.
Brad Pitt et Sean Penn au générique d'un film déjà c'est vendeur, quand en plus il s'agit du dernier Terence Malick très attendu de la critique et des cinéphiles, ça ne se refuse pas. Même après un week-end pas super reposant, les heures de TGV et la journée de reprise dans les pattes. Me voilà donc à 20h, sagement assise dans la salle du cinéma, prête à en prendre plein les yeux. Un peu moins de 3h après, je suis ressortie, pas très sûre de ce que j'en avais pensé. J'ai donc dormi dessus avant de décider que non, je n'avais pas aimé. 

Les images sont magnifiques, là-dessus rien à dire. Les acteurs (pour la partie AVEC acteurs...) sont très bien. Mais au niveau du scénario honnêtement j'ai trouvé ça super faiblard. Ajoute à ça la foi et le mystique qui règnent sur le film. Ajoute aussi des scènes échappées d'un documentaire (très beau certes) d'une chaîne Nature et Sciences. Ose même quelques dinosaures égarés. Et secoue, secoue jusqu'à arriver à pas loin de 3h de film pas clair. Je vois bien la partie sur l'infini, l'infiniment petit et l'infiniment grand, la part d'inné et d'acquis et le rôle de Dieu et de la Nature, mais je n'achète pas cette manière de raconter. et franchement, enlaidir Brad à ce point et ne garder qu'une quinzaine de minutes de Sean, c'est super moche. Une mention spéciale quand même pour Jessica Chastain, simplement sublime.


Mardi, XFactor

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Après des mois sans livetwitt (comprendre regarder une émission de télévision en commentant sur twitter le programme, le stylisme, etc. - attention peut entraîner une augmentation soudaine des tweets au compteur et un pic d'unfollow*), j'ai repris le taureau par les cornes et accepté l'invitation de Fremantle pour squatter la Twittroom au dessus du plateau où les candidats défendent leur place. 

Une soirée très sympa dans un salon improvisé avec, entre les chansons sur grand écran, des candidats qui s'invitent autour de nos BN au chocolat pour papoter deux minutes (Raphaël hiiii). Entourée de garçons qui tweetent plus vite que leur ombre : Eric, Cyril, Stéphane, Carlo, Romain, Julien, Maël, et Jérémy j'ai livetwitté à tout va !

Malgré notre enthousiasme, j'ai été un peu déçue des performances des apprentis chanteurs ce soir-là, à part ma favorite d'entre tous : Maryvette qui a réussi à dépoussiérer Paroles, paroles. La bonne nouvelle : OMEGA le groupe de rock qui chante juste une fois tous les dix ans est ENFIN sorti. Maintenant on vire Florian et 2nde nature et on passe à la vitesse supérieure...

* unfollow : verbe de groupe anglais qui désigne l'action de cessation de suivi d'un fil d'actu personnel (là où sont les tweets). Peut avoir diverses causes : désaccord, désintérêt et désagréments collatéraux dûs à un livetwitt 


Mercredi, Zazie à l'Olympia

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J'ai tous ses albums.
Dans le top 10 de mes chansons préférées, elle oscille entre un et quatre titres selon les jours (oui parce que je change de top en fonction des jours et de mon humeur toussa)(mais je m'égare). L'idée maîtresse, et tu l'auras deviné, c'est que j'aime ce que fait Zazie, genre vraiment. Et pourtant, je ne l'avais encore jamais vue sur scène (il faut dire que j'ai commencé les concerts tardivement).

Alors quand j'ai su qu'elle passait à l'Olympia, j'ai dit "Banco". Bon, manque de pot c'était sans compter sur les quelques autres fans de Zazie qui m'ont pris de vitesse. Quand j'ai voulu réserver, l'Olympia était déjà complet. Pff
Autant te dire que le coup de fil m'annonçant que j'avais ma place pour aller l'applaudir le 18 mai restera gravé dans mon coeur !

De ce spectacle je garde son "Bonsoir les voisins" à nous autres parisiens, la magie qu'elle dégage et le plaisir de chanter avec elle (et toute la salle) quelques uns de ses tubes.
Le tracklisting du concert est très bien, bel équilibre entre ses différents albums et focus sur les titres phares de son 7ème opus. Il n'a manqué à mon bonheur que : Chanson d'ami, Si j'étais moi, l'Amour dollar, et les duos La place du vide et À ma place.

Je salue l'initiative du générique de fin bien pensé et réalisé. Je garde l'émotion palpable toute la soirée, le plaisir partagé et l'énergie qui passait d'elle à nous et de nous à elle. Je garde Trois petits tours que je n'avais jamais entendu. Je garde les poils dressés sur mes bras pour J'étais là (j'ai hâte que le live sorte juste pour réécouter cette version). Merci Zazie pour tout ce que je garde. Et ce que je reviendrai applaudir les prochaines fois.

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Jeudi, One Man Show

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J'ai deux fois 20 ans est un spectacle écrit et joué par Olivier Guedj au théâtre Le Bout. Pendant un peu plus d'une heure, Olivier nous entraîne dans sa vie avec énergie. Il parle des bienfaits du phénomène George Clooney pour vous, les hommes (^^), il parle de sa femme, il se moque un peu de lui, de la société, de l'iPhone, des autres aussi. Le sketch sur les vacances au ski notamment m'a rappelé des souvenirs...

Une vidéo est disponible sur Youtube et pour le découvrir le mieux reste d'aller l'applaudir en live, les jeudis soir au Bout !


Vendredi, Noli me tangere

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Noli me tangere, c'est du latin (oui, j'ai quelques restes des 5 ans où j'étudiai le latin à l'école) et ça veut dire "Ne me touche pas", ces mots ont été rendus célèbres car on les attribue à Jésus au moment de sa réincarnation, il aurait dit ça à Marie-Madeleine. Voilà pour le point cultureloreligieux. Je ne savais rien de cette pièce, si ce n'est que ma grande soeur avait réservé nos places au Théâtre de l'Odéon, plus exactement aux Ateliers Berthiers. Je cite : "nous ne pouvons pas rater cette pièce".

Et laisse-moi te dire une bonne chose, elle avait raison ! Cette pièce, contrairement à ce qu'annonçait son titre, m'a touché. Fort. Et m'a réconciliée avec le théâtre dit "intello". Finalement c'est une affaire de mise en scène, d'adaptation et évidemment de jeu des acteurs. Finalement, n'ayons pas peur de le dire, j'aime le théâtre intello moi aussi. Et puis j'adore cette sensation de ressortir en ayant l'impression d'être tout à coup plus cultivée... C'est beau 3h de spectacle où le français parlé est impeccable. C'est beau une histoire qui divertit en faisant réfléchir. 

Audacieuse, c'est évident et décalée aussi, j'ai aimé chacune des minutes de ce spectacle. Ponce Pilate y chante les Beatles, Hérode se caresse en draguant sa belle-fille, l'ange pleure dans ses ailes. Cette pièce qui parle d'un temps où l'empire de Rome s'étendait jusqu'en Palestine est plus contemporaine que jamais. Les parallèles avec notre société en déclin sont nombreux... Bravo Jean-François Sivadier pour cette création drôle, dure, juste et très émouvante. Chacun des acteurs est magique et je les remercie pour ce beau moment. (malheureusement la pièce s'arrête aujourd'hui mais si elle rejoue, précipite-toi).

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La troupe de Noli me tangere durant la standing ovation de salut

PS : pardon pour ce billet très très long, et désolée pour les fautes d'orthographe qu'il reste sans doute, à ma décharge, écrire sans faute à 5h du matin après plusieurs mojitos est un exercice périlleux...

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