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26/03/2012

Vous n'étiez jamais au rendez-vous

Il n'y a pas tant de choses que je regrette. Mais il en est une dont je me console difficilement.

C'est de n'avoir jamais vu Barbara sur scène. Et cette nuit, justement, j'ai rêvé que j'étais des chanceux qui l'applaudirent en 81 à Pantin (la K7 a tellement tourné dans mon baladeur sony que la bande a cédé de fatigue).

Et puis je cherche sur Youtube pour poursuivre, au moins dans mon casque IN2, l'ambiance de mon rêve et je trouve ces 3 minutes là. Sans paroles. Que l'on croit. Tout y est dit. Et si ça n'est pas un shoot d'amour je ne sais pas ce que c'est...Et de l'émotion aussi. Et ça fait revenir mes regrets sur ce rendez-vous manqué d'une grosse dizaine d'années.

21/03/2012

Because a vision softly creeping

Le fait que je n'ai pas envie de faire de ce blog une tribune politique ne m'enlève pas le devoir droit de faire une exception.

Je ne vais pas revenir sur l'aspect sensationnel des récents évènements dans le sud ouest de la France (ni sur le fait qu'il ne s'agit que de la partie émergée d'un iceberg que nous feignons tous n'avoir pas vu...). J'ai simplement envie de rappeler qu'à la base on n'est pas là pour s'entretuer. Et que si Dieu existe, de quelque bord qu'Il soit, je pense que maintenant c'est le bon timing pour ranger Sa chambre, et envoyer au coin ceux qui le méritent. Et s'Il n'existe pas ou s'est lassé de réparer nos horreurs erreurs, qu'un homme s'avance (avec ou sans rose à la main) et soit de taille à nous montrer un autre chemin.
Parce que ça suffit.

Et aussi faisons-nous du bien et taisons-nous un peu, pour voir.

12/03/2012

You know where I can be found

On est lundi, le soleil brille à Paris et le break cannois m'a fait un bien fou.
Hier, pendant que je me cassais le dos en huit en essayant de trouver une position pas trop pire pour dormir. Pendant que je me blotissais dans mon sweat et sous mes écharpes pour éviter le bien-connu sleep chill spécial SNCF. Pendant que le TGV me ramenait à toute allure vers le bureau...

Pendant ce temps-là à Vera Cruz, dans mon iPhone défilaient les titres de ma playlist dédiée aux longs voyages en train. Dans le lot, une chanson semble avoir accroché mon inconscient puisque je l'ai fredonné dans mon rêve toute la nuit et cet après-midi encore elle tourne dans ma tête.

Douce et pourtant rythmée ; triste mais pas désespérée. Comme une chanson qui saurait que l'été va revenir, qu'il est là tout près, qu'il faut juste laisser finir l'hiver, passer le printemps. Et sourire.

05/03/2012

There is absence, there is lack

soulsavers,you will miss me when i burn

Cinq jours de mars au compteur. C'est presque rien mais déjà, la nuit tombe moins vite, on descend les radiateurs et les couches de cachemire. On s'autorise un tour de cou de moins avec l'écharpe et on se sent  l'humeur printanière en diable. On lorgne les couleurs flashy quand on croise les vernis chez monop. On n'a plus assez de ses deux mains pour compter les jours passés sans mettre ses Uggs. Les converse en toile refleurissent le parquet de la chambre à coucher.
Laisser partir l'hiver c'est dire au revoir à la ralcette et vieillir un peu (enfin pour moi surtout, qui suis née au printemps) mais qu'est-ce qu'on ne ferait pas contre un peu de soleil et de chaleur. Mais nos corps engourdis par tout ce froid et ce fromage ne sont pas encore super playlistés sur le printemps.

Du coup, pour signifier au mien la sortie d'hiver, samedi je me suis offert 3h de dépaysement total. Imagine, tu te lèves (et tu te bouscules), il est tôt (12h) et ton premier impératif est à 15h. D'abord tu pars en exploration d'armoire, dans les affaires d'été pour retrouver un maillot de bain. Rien que ça déjà c'est exotique 3000, après les collants sous le jean lui-même caché sous la parka, tout à coup tu enfiles un maillot de bain... Hum. Entre hammam, sauna et massage j'ai passé 3h au paradis. J'en suis ressortie toute neuve, toute zen et totalement imperméable à la bruine bretonne qui s'abattait sur Paris.

Si je te dis que dans 2 dodos, je file voir ma mer préférée pour quelques jours entre filles, tu comprendras le sourire du chat d'Alice que je me trimballe.

En attendant le TGV de mercredi, je liste ce qu'il faut mettre dans le sac des mini vacances en forme de week-end, je vide la carte mémoire du reflex, je remplis l'iPhone de nouvelles chansons... D'ailleurs, j'ai découvert cette chanson-là hier soir, et je l'ai en tête depuis. Je te la prête.
Elle est comme cette sortie d'hiver.

Un peu rauque, un peu floue, un peu belle. Presque vraie... aussi.