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24/08/2012

Une question d'équilibre

Je suis une cogneuse.
Comprendre, je me cogne. Partout. Tout le temps. Aux choses. Aux gens surtout.
Aux limites aussi.

Mes étagères sont toujours au coin de mon front, quand je me penche subitement pour ausculter l'imprimante ou ramasser un livre tombé par exemple. Ma table basse alterne entre mes tibias gauche et droit pour imprimer sa marque en bleu/jaune, cette indécise. Quand je négocie un virage entre deux pièces, je vise toujours trop court laissant derrière moi un bras et une épaule au passage... Tu vois l'idée.

Pour les gens c'est le même combat. Je tombe dessus. Par hasard ou pas. Au propre comme au figuré. Je rentre dans la famille de papier imaginée par un auteur que j'aime aussi bien que dans celle de l'amoureux du moment, de l'amie juste rencontrée, de l'ami-repère de toujours. Je me cogne sur les limites, les distances, les non-dits qu'on met. Je mets une énergie folle dans la découverte de l'autre. Dans la construction du lien autant que dans l'échafaudage de projets communs, qui peuvent aller du resto de midi aux prochaines vacances en passant par les surprises d'anniversaire. J'ai su m'offrir comme personne et j'essaie de continuer à savoir le faire.
Une amie fidèle et loyale. Une amoureuse transie. Une soeur/fille/cousine présente.
Dans tous les cas, exigeante, exclusive et d'une complexe subtilité mais rien que mes traits d'humour, mes ronds d'empathie et mon sourire ne sachent compenser si ce n'est faire oublier.

Pour les limites c'est plus flou.
Celles, anciennes, guidant mes pas pour grandir et érigées par mes parents ; celles-là me paraissaient envahissantes et insurmontables. Le fameux horaire butoir avant lequel il fallait être rentrée sous peine de voir débarquer ma mère en furie (et en pyjama) dans le bar de province où j'apprenais le billard à 17 ans. Celles que j'ai découvert plus tard, déjà un peu plus grande mais pas encore tout à fait adulte ; et les pires, celles qu'on se met soi-même au nom de ce qu'on croit être "bien" ou "faisable" ou juste possible. On s'y cogne sans forcément sentir c'est le plus vicieux. Et un matin on se rend compte qu'à tellement s'éloigner de la ligne, on ne la voit même plus.

Souvent, c'est bien de s'affranchir des frontières.
Parfois, on perd un peu de soi à trop vouloir montrer comme on sait bien s'éloigner.

Et puis quoi ? La trentaine entamée je me retourne pour comprendre.
Et comprendre quoi d'abord ?
Les bleus de parcours ? Les souvenirs qui réchauffent ? Ceux qui font sourire ou pleurer de rire ? Les absents qui manquent ? Les gens qui sont restés sur la photo ou tout autour ? Ce(ux) qui compte(nt) ?

Je ne sais pas. Un peu de tout ça sans doute. Et évacuer la langueur de cette journée d'été pas décidée entre orage et soleil. Et penser à remplir l'iPod pour le week-end en Sologne, et préparer mentalement la valise pour la portion de fin des vacances qui se profile.
Et puis un besoin de parler d'autre chose que de télé réalité ou de la nouvelle machine à café. Avec comme une envie de changement de cadre(s).

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À suivre.

20/08/2012

Revenir du Sud

Déjà presqu'un mois que je suis revenue de vacances. Je crois qu'on peut parler de rentrée consommée quoi. Pourtant je n'ai pas encore pris le temps de venir te dire comment je vais, de prendre de tes nouvelles, tout ça.

Il faut dire que j'ai pris le large...

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