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11/03/2014

Monuments Men by George Clooney

Déjà, il faut que je te dise, George je l'aime depuis un bail. Et quand je le vois ce n'est pas une machine à capsules que je vois, ni un sex symbol. Non. Je vois Doug Ross, jeune adulte inapte aux relations amoureuses et à la coupe de cheveux mal dégrossie qui sauve les enfants du Cook County. Parce que j'ai vu chacun des 331 épisodes d'Urgences, la première série télévisée qui m'a vraiment scotchée à ma télé. Première d'une longue série...

Le jour où j'ai réussi à dissocier George de son rôle de Doug Ross, c'est quand j'ai vu le navet (que j'adore) Une Nuit en Enfer de Roberto Rodriguez et avec Quentin Tarantino. Parce que dans ce film totalement déjanté, George est über sexy. Il a un tatouage tribal dans le dos qui remonte sur sa nuque, et je ne sais pas expliquer ça mais ça le virilise d'un coup. Et ce jour-là j'ai laissé George sortir des Urgences et ai commencé à apprécier son travail d'acteur.

Le réalisateur en lui a mis du temps à me plaire, je n'ai vu et apprécié que Good Night and Good Luck et, je ne vais pas te mentir, j'ai surtout aimé revoir Robert Downey Jr (qui, lui, sera Larry pour toujours <3). Pas de souvenir impérissable, donc.
Et puis, on m'invite à découvrir Monuments Men il y a un mois (merci Servane et Manon d'Ogilvy). Je ne savais rien d'autre que le titre de ce film (qui m'évoquait le Mount Rushmore, va savoir pourquoi, ce qui me laissait imaginer une histoire ancrée dans les débuts et la construction du pouvoir aux US) et le fait que George était aux commandes. Finalement, j'ai découvert une belle histoire servie par un casting cinq étoiles (à deux petites exceptions près mais je t'en parle après). La presse n'est pas tendre avec ce film, et si j'ai quelques regrets, j'ai vraiment passé un bon moment. Je te raconte ? Et je te promets que la suite de ce billet sera sans spoiler, que tu puisses aller te faire ton idée demain en salles.

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Alors, commençons par le gros morceau : George n'a pas fait dans la dentelle pour le casting. Mieux que ça, si tu m'autorises le jeu de mot pourri, je dirais même qu'il a sorti la grosse artillerie...

Juge plutôt : John Goodman (comme George un habitué des génériques des frères Cohen ^^), Bill -fucking- Murray (<3), Hugh Bonneville (de Downtown Abbey), Matt Damon (que j'aime un peu mieux à chaque film, vraie révélation pour moi), Bob Balaban (dont j'ai passé l'intégralité du film à me dire, je le connais mais d'où, et BAM ça m'est revenu : il joue le père de Phoebe dans Friends), Jean Dujardin et Cate Blanchett. Parmi les petits nouveaux du film, oui il y en a quand même quelques uns, gros coup de cœur pour Dimitri Leonidas qui cumule charme fou, yeux qui frisent et sexytude (malgré son nom à consonance chocolatée).

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Revenons à nos moutons l'histoire, rien à voir avec le Mount Rushmore, en fait Monuments Men est une adaptation du roman éponyme de Robert M. Edsel (l'histoire ne dit pas si ce middle name qui commence par M est, comme pour Chandler, Muriel...)(mais je m'égare et je te perds dans mes souvenirs de Friends, pardon). Il s'agit d'une équipe qui a décidé de partir en Europe fin 43 pour protéger les œuvres d'art et éviter que les nazis ne détruisent/volent tout en rentrant vaincus chez eux.

Cette équipe spéciale a vraiment existé (pour voir l'infographie en grand clique sur l'image).

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Cette histoire m'a beaucoup plu, j'ai aimé le parti pris de cet angle inédit qui joue la différenciation versus tous les films existants sur WW2. L'humour et l'écriture participent à l'ambiance générale du film.

Je lis ça et là que certains journalistes s'insurgent contre ce ton impropre à traiter ce sujet tragique, je ne suis pas d'accord, on comprend vite que ce n'est pas un film de guerre dans le sens littéral du genre, c'est un film qui se passe pendant la guerre, nuance. Et pour clore le chapitre de ce qui "se fait ou ne se fait pas" sache, petit lecteur, que j'ai été bien plus choquée et dérangée par La Vita e Bella de Benigni.

Enfin, contexte oblige, je ne te dirai pas qu'il n'y a pas un ou deux moments où le cœur se serre dans Monuments Men, mais j'ai résolument aimé le traitement scénaristique et les zestes d'humour de cette bande de vétérans branquignoles si attachants.

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En bref, j'ai aimé, je trouve que c'est un bon film et je le reverrai avec plaisir.

Cependant, George, j'ai des réserves sur trois points. Même si Cate Blanchett joue bien, je ne reviens pas là-dessus, pourquoi n'avoir pas choisi une actrice française pour jouer une française qui fait de la résistance ? On en a des très bien (des qui ne rejoueraient pas le drame Mélanie Laurent dans Inglorious Bastards) par exemple et dans le désordre : Marie-José Croze, Karin Viard, Bérénice Béjo, Chiara Mastroïanni, Elodie Bouchez, Géraldine Pailhas...

Ma deuxième déception, c'est Jean Dujardin. Je trouve que contrairement à London Grammar, Jean Dujardin s'use. Ou bien est-ce moi qu'il use ? Enfin, je trouve que plus ça va, moins il joue. je le trouve caricatural et agaçant. Bref, si je comprends le point de faire jouer un français pour le rôle d'un français, j'aurais aimé découvrir une autre tête.

Mon dernier point de réserve, et c'est très français, encore une fois, je trouve que le côté "nous sommes les américains et nous allons sauver le monde" est très très présent. Mais, rendons à César ce qui est à César (et prêtons-le à George) s'il y a bien un moment où les américains peuvent se vanter de nous avoir sauvé c'est celui-ci.
Ces points soulevés, il ne me reste qu'à te souhaiter un bon moment en salle, si ce n'est pas le film de l'année 2014, c'est assurément une jolie production. Bonne séance !

Et surtout, Bravo George, 30 ans après les débuts d'Urgences, tu arrives encore à me surprendre ;)


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Sortie en salles : mercredi 12 mars 2014 (oui, oui c'est demain)

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