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27/02/2014

London Grammar ne s'use pas

Même si ça y est, M6 s'en sert pour habiller ses émissions, que les télé crochets et autres en sont arrivés à  reprendre quelques uns des titres de London Grammar, notamment Wasting my young years.

Je ne me lasse pas de la voix hypnotique d'Hannah Reid, ni de la sensibilité et de la musicalité totalement OVNIesque de leurs chansons. Tu te souviens que je te les présentais (avec déjà une mini déclaration d'amour à ce groupe extra) en rentrant de Cannes cet été.

Alors pour inverser la donne du moment, je te propose cette fois-ci d'écouter London Grammar qui chante et interprète les autres. D'abord, une reprise planante du si efficace Wrecking Ball de Miley Cirus.

Et leur version mythique du Nigthcall de Kavinsky, mets du son.

26/02/2014

Wes Anderson nous offre The Grand Budapest Hotel

Et, crois-moi, c'est un très joli cadeau.

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On retrouve dans The Grand Budapest Hotel l'attachement quasi obsessionnel de Wes Anderson pour tout ce qui est beau, pensé, millimétré. Une maniaquerie du bon plan, du bon acteur, de la juste réplique, de la bonne lumière... Alors, évidemment, il y a un très TRÈS gros casting : Ralph Fiennes, Bill Murray, Adrian Brody, Harvey Keitel, Willem Dafoe, Jeff Goldblum, Jude Law, F.Murray Abraham, Edward Norton, Jason Schwartzman (<3), Tilda Swinton, Owen Wilson, et deux frenchies (pas mes préférés mais cocorico tout de même) Léa Seydoux et Mathieu Amalric. Deux très jolies découvertes : Saoirse Ronan et Tony Revolori les deux jeunes héros de cette fable dramatique inspirée librement des écrits de Stefan Zweig.

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Alors forcément, entre Zweig et Anderson, le scénario est bien ficelé et navigue habilement de la grande Histoire aux petites histoires. Tu verras, en tant que spectateur on sourit, on rit, on attend la suite avec impatience, on se régale des loufoqueries qui sont la signature d'un Anderson pur souche mais aussi de la beauté et des détails du décor, des costumes. On s'émerveille aussi, bien sûr, du jeu de tous ces acteurs A class.
Surtout, surtout, je vais me répéter mais les images sont si belles qu'on voudrait ressortir avec un album photo grandeur nature pour le feuilleter à l'envi.

Je ne peux guère t'en dire plus sans spoiler, et ce n'est pas mon habitude. Je m'en tiendrai donc à un dernier argument : ce film en plus de tous les gros atouts que je t'ai déjà cité possède un charme fou. Une délicatesse qui fait du bien, un amour du cinéma qui transpire chaque plan, et un plaisir évident de tous les grands enfants qui ont participé à ce chef d’œuvre. Car ne te méprends pas, ça fait longtemps qu'on n'a pas vu du si beau cinéma, même chez Anderson.

C'est sorti aujourd'hui en salle. FONCE.

PS : si tu manquais encore d'arguments, sache que je l'ai vu avec le #club300 Allociné la semaine dernière et que j'y retourne lundi soir au Royal Monceau !

19/02/2014

Un été à Osage County, misery loves family

Il ne faut pas se fier au titre VF de ce film, Un été à Osage Coutny mais plutôt à la baseline qu'on peut lire sur l'affiche originale Misery loves family. C'est une des jolies surprises cinéma de mon mois de janvier et tu vas pouvoir aller découvrir ça par toi-même dès mercredi prochain en salles.

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Déjà un film au casting duquel on trouve Meryl Streep, Julia Roberts (sans Lancôme et sans diktats)(pardon,je m'égare), Juliette Lewis, Ewan Mc Gregor, sans oublier Margo Martinsdale et Chris Cooper dont on connait au moins les visages à défaut des noms..., ça sent le gros film.

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Ensuite, un film qui parle d'une famille de névrosés, de psychotiques qui se soutient, se déchire, s'use et abuse ; ça me rappelle l'univers de Douglas Coupland (auteur dans mon top 10) et ça m'attire forcément.

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Au rayon des acteurs dont on va entendre parler cette année, ce film compte Benedict Cumberbatch (qu'on peut notamment voir dans la nouvelle version de Sherlock Holmes de la BBC ou 12 years a slave en salles en ce moment) qui balade son air rêveur et sa tête des années 50 au milieu des fous de cette maison sublime d'Oklahoma.

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On trouve de tout dans cette fresque familiale au vitriol. De l'Amérique profonde tarée, au sens littéral, des secrets explosifs qui n'auraient jamais dû s'ébruiter, des bassesses et des mensonges, de la culpabilité, des résidus de complicité ou de l'absence de celle-ci et forcément de l'amour aussi.
De l'amour surtout. Mal exprimé, mal vécu, mal vieilli, malheureux, mal en point.

Il y a des actrices et des acteurs fabuleux, donc. Dans des rôles auxquels ils ne nous ont pas habitués et servis par des dialogues bien écrits. Et on comprend les nominations de Meryl Streep et Julia Roberts aux Oscars 2014.

On assiste à de jolies scènes et des vraiment vilaines. En tout cas, rien qui laisse indifférent. Et ce sentiment d'étonnement qui subsiste durant toute la projection parce que je n'aurai su m'attendre à ça, et que je sais déjà qu'il me faudra un peu de temps avant de décider si j'ai aimé ou non. Au cours du dîner qui a suivi, en bonne compagnie, j'ai su qu'Osage County m'avait plu. Et m'avait collé une envie furieuse de prendre la route, l'été, aux États-Unis.

Ce film, je sais déjà que je vais retourner le voir à sa sortie.

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Un été à Osage County, sortie le 26 février 2014