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27/09/2016

Et tu m'as gardée malgré moi

Le temps passe et les notes ici se sont espacées.
A peine trois par an... Autant dire rien.

Quand, tu te souviens, j'ai commencé -prolixe et chômeuse- avec un billet par jour.
Je n'ai pas la sensation d'avoir moins de choses à dire, juste beaucoup plus d'endroits pour les dire -trop presque- à ne plus savoir comment dire le fond de ma pensée comme je pouvais le faire dans ces colonnes au tout début.
Pourtant j'aime encore écrire des histoires, même les miennes.
Pourtant, je continue à croire que je suis toujours un peu là, perdue dans les mots laissés sur ce blog comme autant d'ancres qui me racontent un peu beaucoup trop.
Pourtant.

Tu penses ! Déjà dix ans -ok pas tout à fait- dix ans vraiment dans 20 dodos.
N'empêche, des années que je déballe ici mes humeurs, mes envies, ma tribu. Que je pose les mots comme il viennent sur ce qui se dit dans ma tête et que je les laisse écrire une toute petite partie du web. Que je les écris pour toi, pour eux, surtout pour moi.

Et tu vois, chaque fois que la facture annuelle du blog m'arrive je ne me pose pas la question plus d'une demie minute, je renouvelle, toute sûre soudain de ma volonté de garder l'accès à cette fenêtre que j'ai ouverte il y a dix ans. Comme si, cette fois, j'allais trouver le dosage pour reprendre la conversation que j'ai arrêté le jour où je n'ai plus su comment (te) parler.

Des mois ont passé depuis mon dernier billet pour toi. Pourtant, pas un jour ne passe sans que je me dise que j'ai envie de t'écrire. Encore ? Toujours (oui, évidemment, la référence n'est pas fortuite, Demi, Robert si vous passez par là, j'aime beaucoup ce que vous faites...).

Bref, tu me manques et, ne me demande pas pourquoi, ça m'a fait penser à une de mes chansons préférées d'une de mes chanteuses préférées -la préférence, c'est mon sujet du moment, en plus d'une chanson de karaoké magique bien sûr- ; du coup je te laisse avec Barbara qui nous écrit de Vienne où (spoiler alert) l'automne est plus beau qu'ailleurs.

Joyeux derniers jours septembre.

24/01/2016

Mais tu m'embrasses et ça passe, je vois bien

Il faut que je te dise. J'aime vraiment les films de Christophe Honoré (enfin pas tous, je n'ai pas compris Métamorphoses par exemple), Les Chansons d'Amour et Les Bien-aimés notamment sont des valeurs sûres pour moi. Et pas que parce que ces films me remuent, me touchent et me donnent l'occasion de m'attarder sur des acteurs qui me sont chers. Comme la photographie, les décors, le casting, l'écriture d'un film en font l'empreinte visuelle et olfactive ; la musique en est la respiration.

Et j'aime drôlement la respiration d'Alex Beaupain. Cette apparente simplicité qui touche au plus juste, au plus petit, au plus vrai des sentiments. Seulement, le prochain film d'Honoré se fait attendre, alors je suis allée fureter sur YouTube pour retrouver la respiration d'Alex Beaupain.

Et je suis tombée sur cette jolie chansons douce amère sur un clip signé Christophe Honoré qui accueille Camélia Jordana pour donner la réplique à Beaupain. Très connotée cinéma français cette chanson sent la musique de film à plein tube.

Et j'aime beaucoup cet air entêtant, leur jolies voix sur du piano et quelques cordes.
Écoute plutôt.

Bonne semaine !

20/11/2015

All I Ask

Tout a changé vendredi dernier. Subitement. Violemment. Ce qui semblait n'être qu'une menace diffuse et lointaine s'est comme invité à notre table, dans nos rues. Depuis, tout est différent et pourtant pas tant que ça.
Depuis, j'alterne entre overdose d'informations moulinées par des médias racoleurs et une déconnexion salutaire un peu égoïste.

Depuis, j'ai le cœur en veille qui s'accélère dès qu'un bruit sonne un peu plus fort... Une porte qui claque, pabam, un scooter qui démarre, pabam pabam, une valise qu'on tire fort sur les pavés de la rue, pabam pabam pabam, les sirènes partout tout le temps depuis une semaine, pabam pabam pabam pabam.

Depuis, quand j'arrive quelque part, mes yeux cherchent et topographient les issues, les obstacles. Tout ça se fait comme en pilote automatique, mon corps a pris le relais. Ma tête est dans le brouillard.

Mes émotions en bandoulière, j'ai traversé cette semaine de pas assez de sommeil, de trop de pensées noires avec l'envie de dire aux gens que j'aime que je les aime, les mots restants coincés dans ma gorge, juste derrière les larmes que je n'ai pas encore versées.
Le choc résonne (raisonne ?) partout en moi. La peur est là, informe et invalidante. Elle me fait choisir de ne pas trop sortir le soir, elle me fait hésiter à assister à ce concert réservé depuis des mois qui a lieu le week-end prochain...

La colère. Le rire nerveux. La tristesse. L'incompréhension. Tout ça fait partie des étapes obligées, parait-il. Il y a aussi très fort l'envie de changer les choses sur le long terme. L'envie de ne pas céder à la facilité. L'envie de faire la différence. Le besoin de parler, verbaliser pour ne pas diaboliser. Le besoin de (se) serrer fort. L'espoir d'apprivoiser cette peur, pour qu'elle ne me résume pas. Qu'elle ne gouverne pas.

En attendant, j'ai écouté le nouvel album d'Adèle et, si je n'aime pas du tout le single Hello, je suis plutôt fan de All I Ask. On y entend la beauté et la richesse de sa voix, le tout sur des paroles vibrantes.
Je voulais ajouter la chanson ici mais elle ne semble pas dispo (autrement que tronquée sur YT), il te reste l'album sur iTunes. Vas-y de confiance.

Cette chanson tourne en boucle chez moi, les larmes finiront bien par couler.

adele,25,album,all i ask,song of the day

"I will leave my heart at the door
I won't say a word
They've all been said before, you know
So why don't we just play pretend
Like we're not scared of what is coming next
Or scared of having nothing left

Look, don't get me wrong
I know there is no tomorrow
All I ask is

If this is my last night with you
Hold me like I'm more than just a friend
Give me a memory I can use
Take me by the hand while we do what lovers do
It matters how this ends
Cause what if I never love again?

I don't need your honesty
It's already in your eyes
And I'm sure my eyes, they speak for me
No one knows me like you do
And since you're the only one that matters
Tell me who do I run to?

Look, don't get me wrong
I know there is no tomorrow
All I ask is

If this is my last night with you
Hold me like I'm more than just a friend
Give me a memory I can use
Take me by the hand while we do what lovers do
It matters how this ends
Cause what if I never love again?

Let this be our lesson in love
Let this be the way we remember us
I don't wanna be cruel or vicious
And I ain't asking for forgiveness
All I ask is

If this is my last night with you
Hold me like I'm more than just a friend
Give me a memory I can use
Take me by the hand while we do what lovers do
It matters how this ends
Cause what if I never love again?"
All I Ask, Adele - 25

28/03/2015

This means so much more

Cette chanson, tu l'entends une fois, et tu la fredonnes. Inlassablement. Owouooo.
Enfin ça a marché sur moi.
À me faire regretter une fonctionnalité "fredonnement" sur Shazam...

Et puis tout à coup, au hasard d'une émission de télé, je l'entends, mon graal des oreilles. Un tour de contrôle du direct et de shazam plus tard, je l'ai identifié et retrouvé sur iTunes. Il s'agit du bien nommé de Sirens Call de Cats on Tree.

Et hop, gentille et partageuse comme je suis, je te laisse découvrir cette pépite.
Plus je l'entends plus je l'aime, c'est simple, tout est parfait : le clip, la mélodie, les paroles.
Enjoy !

20/08/2014

Just the same

Dimanche dernier je suis allée au cinéma entre filles, voir New York Melody aka le film annoncé comme LA romcom (i.e. la comédie romantique) de l'été. John Carney, le réalisateur de New York Melody est aussi celui à qui je dois un de mes films musicaux préférés Once. Alors je partais avec un a priori positif.

Keira, toujours aussi jolie, Knightley y chante comme la fille spirituelle d'Isabelle Adjani et d'Etienne Daho, avec un filet de voix plein de charme. Mark, de plus en plus sexy, Ruffalo nous offre un looser magnifique et talentueux comme je les aime. Adam, sans les marron5, Levine remplit bien son contrat en incarnant une star à la voix de fou et un peu beaucoup satellisée. La photographie, les rôles secondaires et l'ambiance sonores sont super soignés et justes. Ce qui permet de s'offrir une tranche de New-York pour une place de ciné, pratique !

Évidemment, j'ai beaucoup aimé, même si je n'aurais pas terminé l'histoire comme ça.
Évidemment, j'ai acheté la BO tout juste sortie de l'UGC.
Évidemment, je l'écoute en boucle en me retenant de booker un vol pour NYC.

Évidemment, si tu connais tes références musicales, tu as France Gall dans la tête, là...

Alors comme je t'aime bien, et que je dois me faire pardonner 5 mois et des pixels d'absence, je vais te laisser avec la ballade qui tourne dans ma tête depuis que j'ai vu le film. 

29/03/2014

But I know where I want to go

La mélodie qui va bien, la voix folk et fragile qu'il faut, les paroles spéciales yeux-qui-brillent. Et laisser infuser mes 35 ans tous neufs, presque les apprivoiser.

Joyeux week-end ensoleillé !

27/02/2014

London Grammar ne s'use pas

Même si ça y est, M6 s'en sert pour habiller ses émissions, que les télé crochets et autres en sont arrivés à  reprendre quelques uns des titres de London Grammar, notamment Wasting my young years.

Je ne me lasse pas de la voix hypnotique d'Hannah Reid, ni de la sensibilité et de la musicalité totalement OVNIesque de leurs chansons. Tu te souviens que je te les présentais (avec déjà une mini déclaration d'amour à ce groupe extra) en rentrant de Cannes cet été.

Alors pour inverser la donne du moment, je te propose cette fois-ci d'écouter London Grammar qui chante et interprète les autres. D'abord, une reprise planante du si efficace Wrecking Ball de Miley Cirus.

Et leur version mythique du Nigthcall de Kavinsky, mets du son.

20/11/2013

James Arthur, mon iPod et Dove Attia

Tu connais James Arthur ? Très honnêtement, avant ce matin, je n'en avais pas entendu parler. Un mail d'info de Charles de chez Rise Up plus tard mon ignorance est presque oubliée... Et surtout, il est la nouvelle sensation de mon iPod.

Pour toi je dresse vite fait le contexte, James est britannique, il a 25 ans et en décembre dernier il a remporté X-Factor outre Manche. Depuis, il a sorti son album, il a si bien rempli la Cigale le 26/02 prochain qu'une nouvelle date vient de s'ouvrir (le 27/02) et il est nommé dans la catégorie "Révélation Internationale de l'année" aux NMA (qui se tiendront à Cannes en janvier 2014).

On peut dire que James a mis tous les voyants au vert, viens, je te fais écouter mes préférées de ce petit british pur jus qui n'hésite pas à reprendre du Miley Cirus.

james arthur, miley cirus, smoked clouds, dove attia, supposed, x factor, uk, x factor 2012, rise up

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