20.07.2010

Inception

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Inception. Je ne savais même pas ce que ça voulait dire avant de voir le film. Il faut dire que j'attendais beaucoup des sous-titres mais en fait le mot est traduit par "inception" (pas super useful donc).

 

Heureusement, le film tournant presqu'exclusivement autour de l'inception, j'ai compris de quoi il s'agissait (j'étais drôlement concentrée, t'as vu)... Que je croyais, parce que depuis que me voilà reconnectée, j'ai pianoté sur magic google et ce que j'y ai trouvé comme définition c'est "commencement, début". Ahem.


Merci Christopher Jonathan James Nolan (oui tout ça), je suis perdue avant même de terminer mon intro...

Bon, on va faire avec ma définition après avoir vu le film plutôt, l'inception c'est "planter" une idée chez quelqu'un, une idée qui va faire son chemin et être acceptée par cette personne comme la sienne, jusqu'à devenir une obsession.

 

Tout un programme.

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02.07.2010

El secreto de sus ojos (Dans ses yeux)

Image 3.pngAu cinéma on va passer un bon moment, retrouver des acteurs qu'on aime, découvrir des paysages et des ambiances, se dépayser, se faire raconter une histoire...

Parfois, on sent perler une larme, on sent monter l'émotion depuis le ventre jusqu'à se coincer en boule dans la gorge. Parfois, la musique du film est partout dans les yeux des acteurs, dans leur voix, dans les différents plans. Parfois, ce n'est pas une claque qu'on se prend, mais un grand bol de bouleversement.

Dans ses yeux (dont le titre original est tellement plus joli: El secreto de sus ojos, je ne te fais pas l'affront de traduire hein...), est de ces films-là. Viens, je te raconte comment ce film oscarisé à raison a changé mon dimanche d'il ya un mois.

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19.06.2010

When you're strange by the Doors

foto-when-youre-strange-the-poster.jpgAprès plus de 3 semaines sans ciné, je suis enfin allée voir le documentaire de Tom DiCillo sur les Doors, When you're strange.

Et, j'ai bien fait d'attendre.
D'abord, j'ai découvert ce groupe que (ô quelle honte) je ne connaissais que mal. Ensuite, j'ai profité de la voix de Johnny Depp. Enfin, j'ai, une fois de plus, regretté de n'avoir pas vécu ces fameuses années 60, 70 où tout était possible et fou...

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31.05.2010

L'étienne marcel devient le Sex And The City Café

Image 2.pngSex & The City 2 compte une protagoniste féminine de plus, et non des moindres, j'ai nommé Joan Collins, le cocktail fatal de l'Etienne Marcel, un des spot to be du 2ème arrondissement, rebaptisé Sex & The city 2 Café pour l'occase. C'est donc pour fêter la sortie du second opus adapté de la série à succès que l'Etienne Marcel se SATC-ise et propose une plongée dans l'univers de Carrie et ses copines sur une terrasse résolument parisienne. En parallèle, un site/club dédié à la sortie du film est également disponible.

Pour le moment je ne suis pas encore allée voir de plus près, j'ai juste noté le changement de tête du café entre deux courses ce week-end. Les films, déjà fort décriés pour les placements de produits en lieu et place de scénarii, continuent donc de faire la part belle à la pub.
Le seul souci d'un tel martelage (déguiser un de mes QG et squatter le temps publicitaire de spotify) c'est qu'avant même la sortie du film je sature... J'irai voir quand même mon étienne customisé (je suis faible)(et curieuse)(et ça fait longtemps que je n'ai pas vu Joan).

17.03.2010

Alice in Wonderland by Tim Burton

3661134674_e3d3ca66ce_o.jpgCe soir, c'était mon non-anniversaire. Pour fêter ça en toute intimité, on est allé découvrir (grâce au Club300 Allociné) la dernière merveille de Tim Burton, Alice in Wonderland au MK2 Bibliothèque en 3D. Et afin de célébrer ce jour si non-important, Tim avait fait le déplacement (là, je t'épargne la mauvaise photo floue de mon E71).

On ne va pas se le cacher, ce film tout le monde l'attendait.
Même moi. Pourtant, Alice n'est pas du tout ma préférée, je crois même pouvoir dire le contraire, c'est l'un des rares dessins animés Disney que je n'ai pas aimé. Ni d'ailleurs le livre de Lewis Caroll. Vraiment. En revanche, Tim Burton, je l'aime. Son univers, ses histoires fabuleusement macabres, ses héros grimés, son unique héroïnes au physique pas facile (Helena Bonham Carter), et sa magie partout. Sa manière si enfantine de faire cohabiter le blanc et le noir, la joie et la tristesse, la vie et la mort, l'enfance et le reste.

Alors, son Alice ?

 

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28.02.2010

L'Arnacoeur, comédie romantique made in France

Capture d’écran 2010-02-27 à 00.10.48.pngJeudi soir j'étais d'avant première au Forum des Images. Une soirée Club300 Allociné, sous le signe de la comédie romantique à la française avec L'Arnacoeur, qui sort en salle le 17 mars.

À l'affiche du film de Pascal Chaumeil : Romain Duris. Mon +1 était donc tout trouvé ma Caro étant juste amoureuse du brun au charme ravageur. Nous nous retrouvons presqu'à l'heure devant le cinema et négocions deux places de choix en faisant bouger les manteaux d'hiver accumulés. La lumière s'éteint, Universal s'étale sur le grand écran de la salle 500 et c'est parti.

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18.01.2010

Mon Mr Nobody

mr nobody affiche.jpgHier j'ai vu Mr Nobody, et c'est ébouriffant, définitivement.

C'est une histoire juste entre l'Antigone d'Anouilh, un conte de fée dramatique et fataliste qui se jouerait dans la tête d'un enfant de 9 ans , et le film le plus barré que l'on pourrait imaginer.

Il y est surtout question de choix.
De chemins. Et comme dit Nemo Nobody lui-même de haut de ses presque 120 ans "every path is the right path"...

Il y est question de ne se fermer aucune porte, de ne rater aucune vie en ne choisissant pas. Le choix est présenté comme un renoncement à tout ce qui n'est pas choisi plutôt qu'une mise en lumière de ce qui est choisi, mais en relisant cette phrase je m'aperçois qu'elle est bien trop #trentenairerelated.
...

mrnobody22.jpg
Ceci explique cela.

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22.09.2009

Inglorious Basterds, plutôt deux fois qu'une

Basterdsfr.jpgLa dernière bombe de Quentin Tarantino a fait beaucoup de bruit. A sa présentation à Cannes en mai dernier, mais aussi en haut des escalators de la rue du Jour à la sortie du ciné cité des Halles la première fois suis allée voir Inglorious Basterds et encore en remontant vers Ste Eustache dans les allées après la seconde. Je ne pense pas être une inconditionnelle de Quentin Tarantino, mais il s’en faut d’un cheveu vraiment il a deux trois arguments qui font mouche sur moi presque à chaque fois…

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08.09.2009

Non, ma fille tu n'iras pas danser (vivre libre ? quelle drôle d'idée)

non ma fille.jpgNon ma fille tu n'iras pas danser n'est pas qu'un film au titre à rallonge. Pas que.

Déjà, c'est un Christophe Honoré, et depuis les Chansons d'Amour (arrivé direct dans mon top 10) je crédite ce monsieur d'un regard et d'une musicalité que j'aime. Il est aussi de ces scénaristes qui distillent des phrases chocs qui frappent juste et résonnent fort, je me souviens notamment des derniers mots des chansons d'amour, lâchés par un Louis Garrel amoureux mais désabusé : "S'aimer moins, mais longtemps". J'ai raté La Belle Personne d'Honoré qui passait au MK2 Beaubourg à des horaires hautement improbables pour l'active que j'étais alors. Cependant, en voyant l'affiche de Non ma fille tu n'iras pas danser à mon retour de vacances, j'ai d'abord eu la persistante impression que le titre reprenait une chansons populaire, idée fausse mais qui m'a tenu un moment et qui n'est sans doute pas étrangère à mon envie de voir le film.

Ensuite, ce film m'a offert la possibilité de trouver Chiara Mastroianni belle, désarmante et tellement juste dans ce rôle complexe de femme écartelée de ne jamais vouloir rien choisir, et choisissant pourtant parfois puisque c'est comme ça que la vie tourne. Cette Léna engluée dans une famille aux rapports compliqués (et à la maison de famille sublime, mais je m'égare), divorcée d'un Jean-Marc Barr sexy, mère de deux enfants tout à la fois charmants et tyrans. Femme au bord de la crise de nerfs, ou devrais-je dire déjà deux pieds dedans.
Ce film est l'occasion de creuser (sans juger ou pointer du doigt) les difficultés du couple, de la maternité, de la féminité, de la fratrie. S'il y a des scènes dont je me serai passée, ou que j'aurai écourté -comme la légende bretonne qui certes donne un résonance tragique à la trajectoire de vie de Léna mais qui dure un peu trop à mon goût, ou la scène des parents en Italie qui aurait dû être développée ou coupée- le film est globalement une réussite.

Marina Foïs excelle dans son rôle de grande soeur aimante en cas de drame mais cassante au quotidien. Le casting est très réussi, notamment le fils aîné de Léna, rôle central à mon avis. Ce film m'a ému. Je ne saurai pas dire pourquoi vraiment, si ce n'est que je pressent que les angoisses ou dilemnes de Léna doivent répondre aux miens. Je garde un beau moment de salle obscure, comme je les aime.

L'article de Thomas Sotinel pour Le Monde

Puisqu'il est question de liberté...

05.09.2009

Tu n'aimeras point (ou pas comme ça)

tu n'aimeras point.jpgTu n'aimeras point (Eyes wide open), c'est l'histoire d'hommes juifs à Jérusalem.

C'est l'histoire d'un quartier qui se rassure en suivant à la lettre tout un tas de règles dictées par un Dieu dont le rabbin porte la bonne parole. C'est l'histoire d'un groupe qui décide entre hommes "sages" et "justes" ce qui se fait ou ne se fait pas, ce qui sera ou ne sera pas.
Le film d'Haim Tabakman aurait pu s'arrêter là... A la description de ces milieux orthodoxes où le moindre fait et geste a une "bonne façon" d'être fait.

Cependant c'est là qu'il commence. On découvre Aaron qui reprend la boucherie familiale au décès de son père, qui vit dans le plus strict respect d'un judaïsme presqu'à l'extrême. Cet honorable père de famille nombreuse travaille, prie, parle avec son rabbin et ses amis, partage une vie pieuse mais tendre avec sa femme, est fier de ses enfants et porte le deuil de son père. Un jour de pluie torrentielle, un jeune homme vient lui demander d'utiliser son téléphone. Ce jeune homme c'est Ezri. Il est perdu et n'a nulle part où aller à Jérusalem. Aaron, bien que méfiant, va se décider à lui tendre la main.

Le drame d'Aaron, sa douleur, c'est de se trouver face à un homme qui l'émeut plus qu'il ne veut se l'avouer. Il va vite découvrir l'homosexualité d'Ezri, et s'il est d'abord un peu déçu (la religion juive condamne durement l'homosexualité), il va vite sentir monter en lui le désir qu'il éprouve pour Ezri depuis le premier jour.

C'est la reddition d'Aaron qu'Haim Tabakman a filmé, et tout ce qu'elle implique. Le jugement des hommes du groupe, l'inquiétude de sa femme, la violence des représailles qui grondent, etc.

Ce qui m'a le plus frappé dans ce très beau film, je crois que c'est la bataille intérieure d'Aaron. Cette manière de se juger si durement pour le désir qu'il ressent, cette sensation que l'acteur arrive à nous faire partager de ce sentir comme un peu abandonné par ce Dieu qu'il a toujours vénéré, ce mélange de dégout et de désir qu'il s'inspire lui-même à cause de cet amour qu'il ne peut réprimer. Il est son juge le plus sévère. Il est ce qui le fracasse en deux et fait trembler tout ce en quoi il croit, toute sa vie installée, sa famille.

Ce film est un vrai beau film, pudique, émouvant et dur.


>>> Pour en savoir plus : l'article de Pierre Haski sur Rue89


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