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24/01/2016

Mais tu m'embrasses et ça passe, je vois bien

Il faut que je te dise. J'aime vraiment les films de Christophe Honoré (enfin pas tous, je n'ai pas compris Métamorphoses par exemple), Les Chansons d'Amour et Les Bien-aimés notamment sont des valeurs sûres pour moi. Et pas que parce que ces films me remuent, me touchent et me donnent l'occasion de m'attarder sur des acteurs qui me sont chers. Comme la photographie, les décors, le casting, l'écriture d'un film en font l'empreinte visuelle et olfactive ; la musique en est la respiration.

Et j'aime drôlement la respiration d'Alex Beaupain. Cette apparente simplicité qui touche au plus juste, au plus petit, au plus vrai des sentiments. Seulement, le prochain film d'Honoré se fait attendre, alors je suis allée fureter sur YouTube pour retrouver la respiration d'Alex Beaupain.

Et je suis tombée sur cette jolie chansons douce amère sur un clip signé Christophe Honoré qui accueille Camélia Jordana pour donner la réplique à Beaupain. Très connotée cinéma français cette chanson sent la musique de film à plein tube.

Et j'aime beaucoup cet air entêtant, leur jolies voix sur du piano et quelques cordes.
Écoute plutôt.

Bonne semaine !

07/10/2014

Mommy, cette claque d'amour

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Les films "claques", je te l'ai déjà dit, j'aime ça. Pourvu que l'émotion y soit juste, pourvu que je sente que ce n'est pas juste dur, comme gratuitement. Ici, Xavier Dolan frappe fort et nous offre l'amour dans tous ses états : manque, larmes, cris, sueur, oubli de soi... Le jeune prodige du cinéma canadien nous avait habitué à ses coups de gueules et de griffes sur pellicule. Son pedigree est plein de films qui bousculent, dérangent, émeuvent, bouleversent. Laurence Anyways et Tom à la ferme pour ne citer que les plus récents. J'ai vu le premier, et je dois avouer que si le propos et la réalisation m'ont plu, je suis restée sur le côté, spectatrice pas totalement embarquée, écoutant ma sœur renifler sur le siège d'à côté. Tom à la ferme, je l'ai raté, mais il est sur ma liste des films à voir.

Cette fois, Dolan monte encore un cran.
Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas pu me lever quand les lumières se sont rallumées dans la salle du MK2, il y a plus d'un mois. Depuis, je cherche les mots pour t'en parler ici, depuis je sais qu'il faut que je trouve comment expliquer pourquoi ce film si dur si beau, on ne s'en relève pas tout à fait.

Et c'est pile pour ça qu'il faut aller le voir.

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20/08/2014

Just the same

Dimanche dernier je suis allée au cinéma entre filles, voir New York Melody aka le film annoncé comme LA romcom (i.e. la comédie romantique) de l'été. John Carney, le réalisateur de New York Melody est aussi celui à qui je dois un de mes films musicaux préférés Once. Alors je partais avec un a priori positif.

Keira, toujours aussi jolie, Knightley y chante comme la fille spirituelle d'Isabelle Adjani et d'Etienne Daho, avec un filet de voix plein de charme. Mark, de plus en plus sexy, Ruffalo nous offre un looser magnifique et talentueux comme je les aime. Adam, sans les marron5, Levine remplit bien son contrat en incarnant une star à la voix de fou et un peu beaucoup satellisée. La photographie, les rôles secondaires et l'ambiance sonores sont super soignés et justes. Ce qui permet de s'offrir une tranche de New-York pour une place de ciné, pratique !

Évidemment, j'ai beaucoup aimé, même si je n'aurais pas terminé l'histoire comme ça.
Évidemment, j'ai acheté la BO tout juste sortie de l'UGC.
Évidemment, je l'écoute en boucle en me retenant de booker un vol pour NYC.

Évidemment, si tu connais tes références musicales, tu as France Gall dans la tête, là...

Alors comme je t'aime bien, et que je dois me faire pardonner 5 mois et des pixels d'absence, je vais te laisser avec la ballade qui tourne dans ma tête depuis que j'ai vu le film. 

11/03/2014

Monuments Men by George Clooney

Déjà, il faut que je te dise, George je l'aime depuis un bail. Et quand je le vois ce n'est pas une machine à capsules que je vois, ni un sex symbol. Non. Je vois Doug Ross, jeune adulte inapte aux relations amoureuses et à la coupe de cheveux mal dégrossie qui sauve les enfants du Cook County. Parce que j'ai vu chacun des 331 épisodes d'Urgences, la première série télévisée qui m'a vraiment scotchée à ma télé. Première d'une longue série...

Le jour où j'ai réussi à dissocier George de son rôle de Doug Ross, c'est quand j'ai vu le navet (que j'adore) Une Nuit en Enfer de Roberto Rodriguez et avec Quentin Tarantino. Parce que dans ce film totalement déjanté, George est über sexy. Il a un tatouage tribal dans le dos qui remonte sur sa nuque, et je ne sais pas expliquer ça mais ça le virilise d'un coup. Et ce jour-là j'ai laissé George sortir des Urgences et ai commencé à apprécier son travail d'acteur.

Le réalisateur en lui a mis du temps à me plaire, je n'ai vu et apprécié que Good Night and Good Luck et, je ne vais pas te mentir, j'ai surtout aimé revoir Robert Downey Jr (qui, lui, sera Larry pour toujours <3). Pas de souvenir impérissable, donc.
Et puis, on m'invite à découvrir Monuments Men il y a un mois (merci Servane et Manon d'Ogilvy). Je ne savais rien d'autre que le titre de ce film (qui m'évoquait le Mount Rushmore, va savoir pourquoi, ce qui me laissait imaginer une histoire ancrée dans les débuts et la construction du pouvoir aux US) et le fait que George était aux commandes. Finalement, j'ai découvert une belle histoire servie par un casting cinq étoiles (à deux petites exceptions près mais je t'en parle après). La presse n'est pas tendre avec ce film, et si j'ai quelques regrets, j'ai vraiment passé un bon moment. Je te raconte ? Et je te promets que la suite de ce billet sera sans spoiler, que tu puisses aller te faire ton idée demain en salles.

monuments men, george clooney

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26/02/2014

Wes Anderson nous offre The Grand Budapest Hotel

Et, crois-moi, c'est un très joli cadeau.

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On retrouve dans The Grand Budapest Hotel l'attachement quasi obsessionnel de Wes Anderson pour tout ce qui est beau, pensé, millimétré. Une maniaquerie du bon plan, du bon acteur, de la juste réplique, de la bonne lumière... Alors, évidemment, il y a un très TRÈS gros casting : Ralph Fiennes, Bill Murray, Adrian Brody, Harvey Keitel, Willem Dafoe, Jeff Goldblum, Jude Law, F.Murray Abraham, Edward Norton, Jason Schwartzman (<3), Tilda Swinton, Owen Wilson, et deux frenchies (pas mes préférés mais cocorico tout de même) Léa Seydoux et Mathieu Amalric. Deux très jolies découvertes : Saoirse Ronan et Tony Revolori les deux jeunes héros de cette fable dramatique inspirée librement des écrits de Stefan Zweig.

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Alors forcément, entre Zweig et Anderson, le scénario est bien ficelé et navigue habilement de la grande Histoire aux petites histoires. Tu verras, en tant que spectateur on sourit, on rit, on attend la suite avec impatience, on se régale des loufoqueries qui sont la signature d'un Anderson pur souche mais aussi de la beauté et des détails du décor, des costumes. On s'émerveille aussi, bien sûr, du jeu de tous ces acteurs A class.
Surtout, surtout, je vais me répéter mais les images sont si belles qu'on voudrait ressortir avec un album photo grandeur nature pour le feuilleter à l'envi.

Je ne peux guère t'en dire plus sans spoiler, et ce n'est pas mon habitude. Je m'en tiendrai donc à un dernier argument : ce film en plus de tous les gros atouts que je t'ai déjà cité possède un charme fou. Une délicatesse qui fait du bien, un amour du cinéma qui transpire chaque plan, et un plaisir évident de tous les grands enfants qui ont participé à ce chef d’œuvre. Car ne te méprends pas, ça fait longtemps qu'on n'a pas vu du si beau cinéma, même chez Anderson.

C'est sorti aujourd'hui en salle. FONCE.

PS : si tu manquais encore d'arguments, sache que je l'ai vu avec le #club300 Allociné la semaine dernière et que j'y retourne lundi soir au Royal Monceau !

19/02/2014

Un été à Osage County, misery loves family

Il ne faut pas se fier au titre VF de ce film, Un été à Osage Coutny mais plutôt à la baseline qu'on peut lire sur l'affiche originale Misery loves family. C'est une des jolies surprises cinéma de mon mois de janvier et tu vas pouvoir aller découvrir ça par toi-même dès mercredi prochain en salles.

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Déjà un film au casting duquel on trouve Meryl Streep, Julia Roberts (sans Lancôme et sans diktats)(pardon,je m'égare), Juliette Lewis, Ewan Mc Gregor, sans oublier Margo Martinsdale et Chris Cooper dont on connait au moins les visages à défaut des noms..., ça sent le gros film.

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Ensuite, un film qui parle d'une famille de névrosés, de psychotiques qui se soutient, se déchire, s'use et abuse ; ça me rappelle l'univers de Douglas Coupland (auteur dans mon top 10) et ça m'attire forcément.

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Au rayon des acteurs dont on va entendre parler cette année, ce film compte Benedict Cumberbatch (qu'on peut notamment voir dans la nouvelle version de Sherlock Holmes de la BBC ou 12 years a slave en salles en ce moment) qui balade son air rêveur et sa tête des années 50 au milieu des fous de cette maison sublime d'Oklahoma.

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On trouve de tout dans cette fresque familiale au vitriol. De l'Amérique profonde tarée, au sens littéral, des secrets explosifs qui n'auraient jamais dû s'ébruiter, des bassesses et des mensonges, de la culpabilité, des résidus de complicité ou de l'absence de celle-ci et forcément de l'amour aussi.
De l'amour surtout. Mal exprimé, mal vécu, mal vieilli, malheureux, mal en point.

Il y a des actrices et des acteurs fabuleux, donc. Dans des rôles auxquels ils ne nous ont pas habitués et servis par des dialogues bien écrits. Et on comprend les nominations de Meryl Streep et Julia Roberts aux Oscars 2014.

On assiste à de jolies scènes et des vraiment vilaines. En tout cas, rien qui laisse indifférent. Et ce sentiment d'étonnement qui subsiste durant toute la projection parce que je n'aurai su m'attendre à ça, et que je sais déjà qu'il me faudra un peu de temps avant de décider si j'ai aimé ou non. Au cours du dîner qui a suivi, en bonne compagnie, j'ai su qu'Osage County m'avait plu. Et m'avait collé une envie furieuse de prendre la route, l'été, aux États-Unis.

Ce film, je sais déjà que je vais retourner le voir à sa sortie.

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Un été à Osage County, sortie le 26 février 2014

14/11/2013

Les garçons et Guillaume, à table !

Mardi soir j'ai eu la chance de découvrir le film de Guillaume Gallienne : Les garçons et Guillaume, à table ! Si je ne savais pas grand chose de ce film, je partais avec des a priori positifs. Déjà parce qu'on m'en avait dit beaucoup de bien mais aussi parce que j'ai découvert Guillaume Gallienne dans Jet Set où il était la lumière et la finesse de ce film raté pas exactement réussi.
Tu comprendras donc ma joie quand Gaumont m'a proposé de voir le film. Et mardi est arrivé, et j'ai vu ce premier film touchant, déroutant, bouleversant. Allez, je te raconte (mais sans spoiler tu me connais) pourquoi tu vas foncer le voir en salles à partir du 20 novembre.

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01/10/2013

"I have a bad feeling about this mission"

Aujourd'hui je viens te parler d'un film très beau, un peu beaucoup dur mais si beau. Un film qui se passe là où nos peurs les plus primaires bloquent notre respiration.
Enrobé dans une photographie sublime, ces levers de soleil sur la Terre sont saisissants. La semaine dernière j'ai fait partie d'une grande salle remplie de chanceux (merci Eric, merci Warner, merci Alfonso et Jonas et surtout, merci George). Nous avons pu découvrir en avant-première Gravity, le dernier film d'Alfonso Cuarón avec Sandra Bullock, George Clooney et l'Espace.

Alfonso, on lui doit l'une des meilleures adaptations d'Harry Potter, à mon avis, le Prisonnier d'Azkaban mais aussi le film (adapté du bouquin extraordinaire) Les fils de l'Homme. Donc, si tu as vu l'un ou l'autre de ses films, tu sais comme moi, qu'Alfonso s'y connait en noirceur (des personnages, de l'ambiance, de l'image). J'avais regardé la bande annonce vite fait avant d'accepter l'invitation à le voir dans des conditions optimales : le Pathé Wepler est en effet la seule salle parisienne à être équipée Dolby Atmos.
Ma seule crainte, en arrivant à la projection, c'est quand j'ai réalisé que le film serait projeté en 3D, et honnêtement, je trouve que ça n'apporte rien, que c'est traité de manière cosmétique la plupart du temps, etc.
Comme je me trompais...

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