22.09.2009

Inglorious Basterds, plutôt deux fois qu'une

Basterdsfr.jpgLa dernière bombe de Quentin Tarantino a fait beaucoup de bruit. A sa présentation à Cannes en mai dernier, mais aussi en haut des escalators de la rue du Jour à la sortie du ciné cité des Halles la première fois suis allée voir Inglorious Basterds et encore en remontant vers Ste Eustache dans les allées après la seconde. Je ne pense pas être une inconditionnelle de Quentin Tarantino, mais il s’en faut d’un cheveu vraiment il a deux trois arguments qui font mouche sur moi presque à chaque fois…

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08.09.2009

Non, ma fille tu n'iras pas danser (vivre libre ? quelle drôle d'idée)

non ma fille.jpgNon ma fille tu n'iras pas danser n'est pas qu'un film au titre à rallonge. Pas que.

Déjà, c'est un Christophe Honoré, et depuis les Chansons d'Amour (arrivé direct dans mon top 10) je crédite ce monsieur d'un regard et d'une musicalité que j'aime. Il est aussi de ces scénaristes qui distillent des phrases chocs qui frappent juste et résonnent fort, je me souviens notamment des derniers mots des chansons d'amour, lâchés par un Louis Garrel amoureux mais désabusé : "S'aimer moins, mais longtemps". J'ai raté La Belle Personne d'Honoré qui passait au MK2 Beaubourg à des horaires hautement improbables pour l'active que j'étais alors. Cependant, en voyant l'affiche de Non ma fille tu n'iras pas danser à mon retour de vacances, j'ai d'abord eu la persistante impression que le titre reprenait une chansons populaire, idée fausse mais qui m'a tenu un moment et qui n'est sans doute pas étrangère à mon envie de voir le film.

Ensuite, ce film m'a offert la possibilité de trouver Chiara Mastroianni belle, désarmante et tellement juste dans ce rôle complexe de femme écartelée de ne jamais vouloir rien choisir, et choisissant pourtant parfois puisque c'est comme ça que la vie tourne. Cette Léna engluée dans une famille aux rapports compliqués (et à la maison de famille sublime, mais je m'égare), divorcée d'un Jean-Marc Barr sexy, mère de deux enfants tout à la fois charmants et tyrans. Femme au bord de la crise de nerfs, ou devrais-je dire déjà deux pieds dedans.
Ce film est l'occasion de creuser (sans juger ou pointer du doigt) les difficultés du couple, de la maternité, de la féminité, de la fratrie. S'il y a des scènes dont je me serai passée, ou que j'aurai écourté -comme la légende bretonne qui certes donne un résonance tragique à la trajectoire de vie de Léna mais qui dure un peu trop à mon goût, ou la scène des parents en Italie qui aurait dû être développée ou coupée- le film est globalement une réussite.

Marina Foïs excelle dans son rôle de grande soeur aimante en cas de drame mais cassante au quotidien. Le casting est très réussi, notamment le fils aîné de Léna, rôle central à mon avis. Ce film m'a ému. Je ne saurai pas dire pourquoi vraiment, si ce n'est que je pressent que les angoisses ou dilemnes de Léna doivent répondre aux miens. Je garde un beau moment de salle obscure, comme je les aime.

L'article de Thomas Sotinel pour Le Monde

Puisqu'il est question de liberté...

05.09.2009

Tu n'aimeras point (ou pas comme ça)

tu n'aimeras point.jpgTu n'aimeras point (Eyes wide open), c'est l'histoire d'hommes juifs à Jérusalem.

C'est l'histoire d'un quartier qui se rassure en suivant à la lettre tout un tas de règles dictées par un Dieu dont le rabbin porte la bonne parole. C'est l'histoire d'un groupe qui décide entre hommes "sages" et "justes" ce qui se fait ou ne se fait pas, ce qui sera ou ne sera pas.
Le film d'Haim Tabakman aurait pu s'arrêter là... A la description de ces milieux orthodoxes où le moindre fait et geste a une "bonne façon" d'être fait.

Cependant c'est là qu'il commence. On découvre Aaron qui reprend la boucherie familiale au décès de son père, qui vit dans le plus strict respect d'un judaïsme presqu'à l'extrême. Cet honorable père de famille nombreuse travaille, prie, parle avec son rabbin et ses amis, partage une vie pieuse mais tendre avec sa femme, est fier de ses enfants et porte le deuil de son père. Un jour de pluie torrentielle, un jeune homme vient lui demander d'utiliser son téléphone. Ce jeune homme c'est Ezri. Il est perdu et n'a nulle part où aller à Jérusalem. Aaron, bien que méfiant, va se décider à lui tendre la main.

Le drame d'Aaron, sa douleur, c'est de se trouver face à un homme qui l'émeut plus qu'il ne veut se l'avouer. Il va vite découvrir l'homosexualité d'Ezri, et s'il est d'abord un peu déçu (la religion juive condamne durement l'homosexualité), il va vite sentir monter en lui le désir qu'il éprouve pour Ezri depuis le premier jour.

C'est la reddition d'Aaron qu'Haim Tabakman a filmé, et tout ce qu'elle implique. Le jugement des hommes du groupe, l'inquiétude de sa femme, la violence des représailles qui grondent, etc.

Ce qui m'a le plus frappé dans ce très beau film, je crois que c'est la bataille intérieure d'Aaron. Cette manière de se juger si durement pour le désir qu'il ressent, cette sensation que l'acteur arrive à nous faire partager de ce sentir comme un peu abandonné par ce Dieu qu'il a toujours vénéré, ce mélange de dégout et de désir qu'il s'inspire lui-même à cause de cet amour qu'il ne peut réprimer. Il est son juge le plus sévère. Il est ce qui le fracasse en deux et fait trembler tout ce en quoi il croit, toute sa vie installée, sa famille.

Ce film est un vrai beau film, pudique, émouvant et dur.

 

>>> Pour en savoir plus : l'article de Pierre Haski sur Rue89

 

22.07.2009

En ce moment dans vos salles

Comme j'ai super traîné, ça fait un bail que je ne t'ai pas parlé de cinéma, pourtant je ne cesse pas d'y aller pour autant, seule ou dans le cadre du Club 300 Allociné.

Voici donc mes coups de coeur de ce début d'été :

Very Bad Trip**** (The hangover)(quel titre pourri en français...)

Un film que je n'attendais pas, que je suis allée voir sans conviction pour faire plaisir à Fred. Une vraie bonne surprise, j'ai beaucoup ri, la BO est top et pour ne rien te cacher j'ys suis retournée direct ! Pour partager ce bon moment avec d'autres amis, pour rire encore des dialogues croustillants en VO... Pour me rincer l'oeil avec mon nouvel amoureux (fallait bien que je me fasse une raison pour Javier) Bradley Cooper.

Attention, c'est un film débile, mais qu'estc-ce que c'est drôle, et pour voir l'ambiance, voici un des trailers officiels et là une itv de groupe des 3 rôles principaux, c'est cadeau !

 

 

Là-haut**** (Up)

J'ai eu la chance de découvrir la dernière merveille des studios Pixar en avant première, dans la grande salle du forum des images, en bonne compagnie (Eric aka 4, Gonzague aka 2, Madd0). Disney arrive encore à me surprendre, après 30 ans, c'est fou. L'histoire n'est pas très complexe mais e revanche super effcicace, à peine cinq minutes après le générique j'étais super dedans (avec la larmichette qui va bien). Le graphisme est comme d'hab fabuleux, les personnages (animaux comme humains) sont drôles et attachants ou vilains vilains.


Bref, à ne pas rater, mais je dirai que ce n'est pas pour les touts petits (enfin j'dis ça...)

13.05.2009

Le 62ème Festival de Cannes ne se fera pas sans moi

affiche_festival_cannes_2009.jpgLa 62ème quinzaine de cinéma tout en paillettes à Cannes s'ouvre aujourd'hui. Ce sera encore des kilomètres de pellicules présentés et des stars sur tapis rouge immortalisées...

Et, cette année, il se murmure que toute la Croisette m'attend (j'adore le principe)(mais faîtes gaffe quand même je suis super chatouilleuse du traitement VIP maintenant...). C'est Yougether qui m'a dit (comme Carla mais sans la guitare) qu'Orange Cinéma Séries ne survivrait pas à ce festival sans moi. Alors moi, bonne copine que je suis, je rassure tout le monde : je serai là !

 

Pour voir Rahan, Viiiincent, la plage du Goéland, faire ma première Blogueurs du Sud (et en profiter pour découvrer la Beach-to-Be, Hi Beach à Nice), et Vincent et Nicolas bien sûr.

Au générique de mon festival, cette année : pas d'étoile de pitbul d'or en vue (à moins que Pénélope ne me nargue trop...), pas de Javier non plus (l'est en main du coup pfff), mais des mojitos et autres coupes de champagne entre le VIP Room et les marches du bas de la rue d'Antibes,  le bar du martinez parce que, et des photos de mes ballerines argentées spécialement pour GuiM, des jeter de bras et tournées de jus de goyave avec notre Copine du Sud.

Et le soleil, et la douceur, et la plage (toujours). Du coup, je pense que je ne verrai pas trop de films, mais le coeur y est hein.
Sinon, qu'est-ce qu'on chante ? Et aussi, on pourra faire la rue d'Antibes pour une fois ?

 

PS : les épisodes précédents sont à lire ici, et (et souhaitons- nous de ne pas avoir Carole Rousseau, j'me comprends)

01.05.2009

Mes films de la rentrée 2009... et au-delà !

Je cite Buzz L'éclair mais je ne l'imite que pâlement... Des mois que je vais au cinéma, que je fais chauffer ma carte UGC à en devenir rose fluo de fidélité et pourtant, je ne te dis rien. Non, je ne t'ai rien dit des navets, des grands moments, de ce que j'ai vibré, pleuré, pesté, senti ma gorge se serrer. Et pourtant, je te jure qu'il y a des choses à dire.

Je vais donc essayer de rattrapper ce retard avec pas moins de 27 films, et j'ai dû en oublier, et je n'aurai sûrement pas la mémoire si fiable et fraîche que je le voudrais mais je vais tenter de te dire quelle pépite il ne faut pas rater, quel film tu pourras voir en DVD un dimanche etc.

Et puis, comme je ne serai pas là de la semaine, pas la peine de rechigner, genre "c'est super trop long comme post, personne n'en veut" parce que personne n'a dit que tu devais tout te taper d'un coup, hein, tu as la semaine pour le lire. Et puis je peux bien te le dire, je ne ferai pas d'interro écrite...

Dans les films qui suivent, tu trouveras du Woody, du Clint, de l'allemand, de l'anglais, de l'américo-français, du français, de l'argentin, Scarlett, Julia, Clive et tous les autres. Même le dernier Ken Loach, avec Eric Cantona, vu en avant-première grâce à  cet Eric -là (juste à temps pour qu'on puisse en parler au bar du Martinez à Cannes)
Enjoy !

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25.03.2009

La Journée de la Jupe en salles

adjani-cinema-magazine-263385.jpgSoit tu développes un petit syndrome Doris, soit tu n'auras pas oublié que je t'en ai déjà parlé de La Journée de la Jupe. Une première fois quand je l'ai vu, et la seconde quand on a enfin su que ça passerait au cinéma.

Depuis, il s'est tout de même passé pas mal de choses : la bande-annonce a été visionnée près de 500 000 fois, Isabelle Adjani s'est prêté volontiers au jeu de la promo à coup de journaux télévisés, de divan rouge chez Drucker, de Grand Journal sur Canal+, d'A Nous Paris, etc. Le film a été diffusé sur Arte comme prévu le 20 mars, explosant les scores de la chaînes avec 2 246 000 spectateurs, NAF NAF et KOOKAI se sont mobilisés offrant des réductions à toute détentrice d'un ticket de cinéma pour La Journée de la Jupe.

Aujourd'hui, c'est le jour tant attendu pour Jean-Paul Lilienfeld et d'Isabelle Adjani. le jour de la sortie en salles à Paris et en France (salles visibles sur Allociné). Ce soir, à la séance de 20H du MK2 Beaubourg, les spectateurs auront la chance de rencontrer Isabelle et Jean-Paul (oui on est intimes presque maintenant).

Je vais me répéter une dernière fois, ce film c'est une perle. Une vraie. Quelque chose de rare et précieux, tu vois, alors on pardonne les petites facilités scénaristiques (le mobile magique par exemple) et on profite. Ce soir je suis d'anniv' mais c'est sûr, ce week-end, j'y retourne !

16.02.2009

Le 25 mars, La Journée de la Jupe sort au ciné

Je t'en avais déjà parlé de ce film.
De cette Journée de la Jupe avec une Adjani si juste et troublante. Alors je viens te dire que si tu rates la diffusion d'Arte le 24 mars, c'est pas si grave... Et mieux que ça,car dès le 25 mars, tu vas pouvoir aller le voir ce film, au cinéma !

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09.01.2009

Everything is fine, mon 1er choc ciné de 2009

19019838_w434_h_q80.jpgJe n'avais pas entendu parler de ce film québécois. J'ai découvert la bande annonce d'Everything is fine (Tout est parfait), le week end dernier et elle est assez bien faite pour donner envie d'y aller vite.
Mercredi soir, soirée de soeurs, et en attendant Alex devant l'entrée de l'UGC, je me dis qu'on a bien fait de choisir ce film d'Yves Christian Fournier et non Twilight ou De l'autre côté du lit pour lesquels la queue s'allonge et slalome jusqu'à ressembler à celles des manèges star de chez Mickey...

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04.12.2008

Adjani, Arte, la Journée de la Jupe : le trio gagnant

Tu t'es déjà pris une claque au ciné ?

Parce que moi oui. Mais pas si souvent que ça.
Là tout de suite si je devais te faire le top de mes films-claque-dans-lagueule-de-moi (et pourtant on sait que les tops je suis pas fan ahah), je me souviens d'American History X qui m'avait collé à mon siège rouge, de La Liste de Schindler qui avait bouleversé toute ma classe de 4ème, et quelques autres pépites que je ne vais pas citer ici. Parce que j'ai juste envie de te parler d'un film. Un film avec une histoire qui fait trop vraie pour qu'elle ne te remue pas. Un film avec une Isabelle Adjani comme je l'aime.

Un truc à en vibrer super fort encore plusieurs jours après.

94869996.jpgCe film, à ajouter d'urgence -tu l'auras compris- à la liste des pépites dont je parle plus haut, c'est La Journée de la Jupe ; imaginé, écrit et réalisé par Jean-Paul Lilienfeld (à qui l'on doit notamment Quatre garçons plein d'avenir).


C'est avec un brin d'acidité dans la voix que Jean-Paul Lilienfeld déplore de n'avoir pu monter son film au cinéma,  avec un étonnement teinté de fierté qu'il raconte à quelle vitesse et avec quelle constance Isabelle Adajani s'est investie dans ce projet qu'il qualifie lui-même de roots, et avec une vraie chaleur qu'il remercie Arte de l'avoir aidé à faire exister ce film. Et tu sais quoi ? Moi aussi, je remercie Arte. Et Isabelle. Et Jean-Paul.

Ce film est un cadeau. Un coup de poing aussi, mais de ceux qui te réveillent et te trouvent les yeux un peu embués et les jambes tremblantes. L'histoire de cette prof qui avale trois lexos avant de rentrer dans l'arène (comprendre la salle de théatre avec ses élèves), qui se fait traiter de pute à longueur de cours, qui est désavouée par le principal qu'elle "provoque" en portant des jupes (au genou les jupes hein)...

Bref, une prof de tous les jours, avec des jeunes de tous les jours, juste un peu plus raides et abrupts peut-être, de "l'autre côté du périph" comme dit Jean paul Lilienfeld.


Des histoires où le respect et l'honneur sont déformés, où la loi des hommes prévaut. Une réflexion qui n'épargne pas, une satire grinçante de la star ac notamment. Et des acteurs, justes qui touchent juste ce qu'il faut. Et Isabelle, vibrante. Et des dialogues drôles, bien écrits, qui permettre de laisser échapper un peu de la pression qui nous prend juste entre l'estomac et le coeur au fur et à mesure que se déroule cette histoire un peu folle d'une prof qui décide que cette fois elle n'aura pas peur.
Que cette fois, elle ne cédera pas aux menaces et aux injures. Que pour une fois ces élèves vont écouter son cours et retenir des choses. Dans le désordre que l'école est laïque, que Molière s'appelait Jean-Baptiste Poquelin, que les études sont une vraie chance, qu'il faut savoir aimer ses parents... Le tout en les menaçant d'une arme arrivée là presque par hasard et déclencheur de ce huis clos bouleversant.

photo-La-Journee-de-la-jupe-2008-2.jpg

Aussi, je retiens le dernier plan, un vrai clin d'oeil. J'étais en jupe justement ce lundi.
Et je n'étais pas peu fière.

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La Journée De La Jupe :

>Diffusion prévue sur Arte fin mars 2009 ( et on espère vite dans quelques salles de cinéma).
>Le casting : Isabelle Adjani (Sonia Bergerac), Denis Podalydès (Labouret), Yann Collette (Bechet), Nathalie Besançon (La Ministre), Marc Citti (Frédéric), Khalid Berkouz (Mehmet), Yann Ebonge (Mouss), Sonia Amori (Nawel), Kévin Azaïs (Sébastien), Sarah Douali (Farida).
>L'article du plus grand fan d'Isabelle

>Le blog tv news

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