23.08.2010
Simple song (for a complicated girl)
Un été où l'on reste à Paris, intrinsèquement ça veut dire plein de choses. Qu'on doit se faire à l'idée d'un bureau où le téléphone sonne peu mais où le travail ne manque pas, la moitié des mains et neurones habituels se laissant fondre au soleil. Qu'on s'habitue aux affichettes made à la main où il est question de "congés annuels" et qu'on apostrophe d'un "putain" bien senti parce qu'il faut se trouver un plan B pour le bar de quartier, le boulanger et le resto préféré. Qu'on a de l'espace dans le métro et qu'on peut faire les chaises musicales tout seul avec son iPod pour rire le matin, hop Britney "Baby one more time" le strapontin de gauche, tac Bertrand Soulier "3'30" le deuxième fauteuil du carré de milieu de wagon, paf Thomas Dutronc "Jeune je ne savais rien" debout les doigts aux ongles corail (One Perfect Coral signé Revlon) aggrippés à la mini poignée à lever pour sortir...
Ca veut dire surtout que Paris se vide, donc. Et pour se faire croire que c'est aussi un peu les vacances il convient de se changer les habitudes, de se sortir des sentiers battus (sans pour autant partir faire koh lanta sur un coup de tête, y'a bien trop d'insectes)(bref).
Et mon grand truc, à moi, pour me moduler l'humeur, c'est de découvrir de nouvelles voix, de nouveaux mots sur de nouvelles notes à mettre dans mes oreilles. Au bureau, dans le métro, à la maison... juste entre Sportify (dont je teste avec plaisir la version premium) (je voudrais que ça dure toujours) (mais non) et iTunes.
Parfois les découvertes ne durent que le temps d'un été, parfois elles restent et viennent s'asseoir dans mon coeur où les attendent déjà Thomas, Mick, John, Paul, Francis, Zazie, Katie, Calo, Anthony et les autres. À titre d'exemple, depuis cette note-là j'ai totalement oublié Manu Larrouy dont le single prend la poussière sur une de mes étagères à CD, de Yodelice je garde le souvenir de moments live agréables mais je le réécoute rarement et il ne tourne pas dans mon iPod, Bertrand Soulier en revanche continue de se placer dans mes morceaux les plus écoutés et j'attends avec impatience son prochain album - je te conseille d'ailleurs de lire sa bio imaginaire très réussie.
Revenons à nos moutons... Ma découverte de ce mois d'août est douce et folk à la fois, le groupe français compose en anglais et le mélange est comme j'aime.

1973, c'est une pointe de rock calme, un zeste d'accent jazzy, un petit quelque chose enthousiaste que l'on sent résonner entre les mesures. Je ne me lasse pas de leur premier album Bye Bye Cellphone. Ces joyeux trentenaires conjuguent la mélancolie musicale enlevée comme si c'était leur langue maternelle et j'espère pouvoir vite les voir en live tant l'ai peur de les gâcher un peu en laissant leurs morceaux bercer mes journées studieuses.

Leur site a une vraie personnalité et s'il est doté de tous les outils de partage qui sont un passage obligé aujourd'hui, leur empreinte est partout sur FB et consorts apportant ce petit supplément d'âme qu'on s'attend à trouver sur ces réseaux (souvent en vain).
So far so good donc. Je te laisse ma favorite du moment que tu te fasses ton avis. Simple song (for a complicated girl).

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19.06.2010
When you're strange by the Doors
Après plus de 3 semaines sans ciné, je suis enfin allée voir le documentaire de Tom DiCillo sur les Doors, When you're strange.
Et, j'ai bien fait d'attendre.
D'abord, j'ai découvert ce groupe que (ô quelle honte) je ne connaissais que mal. Ensuite, j'ai profité de la voix de Johnny Depp. Enfin, j'ai, une fois de plus, regretté de n'avoir pas vécu ces fameuses années 60, 70 où tout était possible et fou...
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28.05.2010
Milow en concert comme à la maison

Jeudi soir, j'ai affronté la chaleur moite de l'Elysée Montmartre pour aller applaudir Milow en live. J'avais apprivoisé son album sur Spotify au bureau. Un vrai coup de coeur pour cette voix touchante, ces chansons qui restent en tête, et les guitares qui se parlent aussi. Et, si j'aime beaucoup son album, au bout de plusieurs écoutes je le trouvais un peu répétitif.
Cependant quand j'ai vu passer les dates de son concert, j'ai pris mes places en ayant comme une intuition que ce mec-là devait envoyer comme il faut sur scène. J'ai bien fait de suivre mon intuition. Le concert était magique.
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19.01.2010
Arnaud Fleurent-Didier m'invite à la reproduction
Arnaud c'est mon coup de coeur musical français du moment.
Découvert par hasard en furetant ce samedi de pluie sur iTunes, voici le nouvel homme qui règne sur mon iPod. Et il y en a des hommes dans mon iPod déjà... On se croirait à l'étienne marcel un vendredi soir #private&runningjoke
D'abord c'est son nom qui m'a étonnée.
Arnaud Fleurent-Dider, personne ne garde un nom comme ça pour chanter... Beaucoup trop long, compliqué à retenir, source de question inévitable sur sa prononciation ("-ent" muet ou non?).
Ensuite, le visuel choisi pour son CD, comme une photo de vacances en plein hiver, mais de vacances de quand j'étais petite., tu vois? 1985, 1986 quoi. Saturée, cadrée bizarre, dont on sait intimement que c'est de l'argentique qui résonne dedans. La plage des congés en famille du mois d'aout.
(oui je vois tout ça dans une photo, et encore je te la fais courte)
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21.10.2009
Calogero, Zénith 09 (et digression sur les concerts en général)
J'ai du mal à croire que je me sois privée si longtemps du plaisir d'écouter les artistes que j'aime en live.
Mon premier concert, c'était par défaut, Patricia Kaas sur un album que je n'avais jamais entendu avant, je devais avoir 14 ans. J'avais réclamé Bruel, on était en pleine Bruelmania et j'avais évidemment envie de le voir sur scène. comme toutes les ados hystériques de l'époque. Donc plus de places.
Et paf, Patricia.
Faut te dire que mes parents ne sont pas des fous de musique. Ma mère chantonne à longueur de journée mais pour elle la musique n'existe que dans la voiture. Pour passer le temps. Quant à mon père, sans nos jérémiades pour agrémenter les 9 heures de route vers la mer entre autre, il se contenterait bien pour toujours de France Info. Autre info capitale, nous n'avons jamais eu de chaîne stéréo ou de platine dans le salon à la maison. Les chanteurs s'écoutaient donc en voiture ou dans nos chambres.
Bien sûr, mes parents m'ont emmené, petite, applaudir Chantal Goya et le Chêne Magique au Palais des Congrès (ne ris pas, j'étais ravie du haut de mes 5 ans). Bien sûr, mes grandes soeurs m'acceptaient parfois dans leur chambre de week-end pour écouter avec elles les Dire Straits ou les Stones et Jane Birkin pour ne citer que les plus écoutés. Mais ce n'est pas vraiment une culture de la scène musicale comme tu vois... Au mieux, si l'on aime un artiste on achète le CD (la K7 à l'époque) et on l'écoute de temps en temps. Basta.
Il a fallu attendre un peu. Que mes amis m'entraînent avec eux. Que je découvre des artistes vivants aussi parce que j'ai longtemps été juste entre Brassens et Barbara. Que j'aie l'âge de me payer ces fameux tickets de concert pour découvrir le plaisir que c'est de se faire une joie à l'avance, de s'asseoir dans ces salles toujours différentes (parfois des stades loin en bus...), de se réécouter les albums avant le soir tant attendu (ou oublier et redécouvrir sur place), de partager un moment de ferveur avec toute une salle, les mains tendues vers la lumière, se remplir de l'aura, de la musique, des textes et repartir avec le sourire aux lèvres. Et sentir ce même sourire revenir quand le souvenir affleure aidé par l'iPod. Depuis je me suis rattrappée. Tu penses bien. J'ai ainsi eu la chance de voir dans le désordre les Stones, Lynda Lemay, Madonna, Maurane et Thomas Dutronc (pour ne citer qu'eux) ; et hier soir Calogero donc.
Le pied. L'Embellie est sans doute un de mes albums préférés de Calo, et toutes les chansons qu'il a puisé dans ces anciens albums figurent sur mon best of ultra personnel : Prendre racine, Si je pouvais lui manquer, Yallah, En apesanteur, Danser encore, Pomme C, Aussi libre que moi... Un seul petit regret sur le tracklisting, faute de cordes disponibles sur scène et d'une flûte traversière, nous n'avons pas entendu l'Embellie. Mais l'absence de philarmonique nous aura fait découvrir une version acoustique minimaliste de C'est Dit. Une version à te rester 10 jours entre les deux oreilles...
Voir Calogero sur scène, c'est déjà voir danser ses 18 guitares, c'est vivre un moment entre lui et ses musiciens, c'est n'avoir pour décor et mise en scène que quelques batteries, un piano, des tas de guitares et un xylophone géant.

C'est revisiter son répertoire en mêlant sa voix à la sienne (et celles d'un zénith conquis).
C'est la bonne surprise du placement libre malgré notre arrivée pas super calée, des sièges tout près de lui et placés comme il faut pour le voir de face quand il pianote.
C'est admirer la mise d'un Luc Plamondon en pleine forme et assister abasourdis à la ruée vers les stars de la moitié des fans munis d'appareils photos pour immortaliser Marc Lavoine et sa femme, Pascal Obispo, Dove Attia et les quelques autres VIP présents.
C'est halluciner sur celle du rang devant qui a filmé la quqsi intégralité du show sur son téléphone datant de 3 ans avant la 3G à l'aise.
C'est le mauvais jambon beurre à 5 euros.
C'est le massage du côté droit (encore lui).
C'est prende un aller simple pour une écoute attentive et sans modération de Calo pour les jours à venir.
C'est se moquer un peu se sa petite taille à côté de Grand Corps Malade (malgré les talons de ses bottes de cowboy).
C'est encore ne pas savoir quoi faire de son stylisme ni de ses signes à ses musiciens.
C'est enfin du bon son, des doigts qui savent taper les percus, dresser les cordes des guitares, dompter les baguettes, une voix merveilleuse qui fait chaud partout malgré la toux à tendance bronchiolite aigüe.
C'est chouette quoi.
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20.10.2009
En vrac
J’ai fait rien que ma feignasse en ne venant pas te raconter par le menu mes histoires dingues de vernis de toutes les couleurs, mes soirées de blogs et de la vraie vie, mes coups de cœurs ciné tout ça.
Mais j’essaie de me trouver un nouveau rythme aussi, je ne fais pas que ma princesse qui veut pas lever le petit doigt.
Déjà, tous les jours je brave le périph (et le traverse) pour aller travailler, ensuite tous les soirs de ce mois d’octobre je retourne à l’école pour encadrer un groupe d’étudiants sur des études de cas. Alors, quand je rentre chez moi il est tard, il fait froid. Enfin plus ou moins selon que je suis passée à une soirée arrosée entre temps. Bref, je rentre et non seulement je ne t’écris pas, mais je ne lis pas non plus, je ne regarde pas Xfactor, rien… Juste, je dors.
Donc, si j’ai retrouvé les codes d’admin de mon blog pour venir poster quelques lignes c’est qu’il y a matière, tu te doutes. Commençons par organiser un peu le propos veux-tu, une fois n’est pas coutume (ne t’habitue pas trop hein).
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06.08.2009
Rain by Mika
Puisque je vais à Londres, où les trenchs et autres parapluies règnent en maîtres même en plein mois d'août, je te laisse apprécier l'une des chansons du nouvel album de Mika, We Are Golden à sortir très prochainement. Cette chanson, intitulée Rain (d'où mon intro sur la capitale britannique), j'ai eu la chance de l'entendre il ya pas loin d'un an au Parc des Princes à Paris. J'ai gardé la mélodie dans la tête pendant plus d'une semaine, et je l'attendais de pied ferme en vrai pour pouvoir me la chanter mieux que juste les lalalala du refrain que j'avais retenu... La voilà, juste pour nous, au piano avec le défaut d'un son capté live, mais je suis raide fan.
(attention y'a un petit 911 en fin de vidéo, mais ce sont les aléas du direct on dira...)
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3'30 pour Bertrand, 3 tours et puis s'en re-va pour moi
Bertrand Soulier, chansonnier français moderne à la sauce tendrement gainsbourg, je l'aime beaucoup et je t'en ai déjà parlé ici et là, même je suis allée l'écouter au sunset un mercredi soir pas si lointain (et c'était bien, tintin).
Mais tu vois, ce soir, j'ai envie qu'on l'écoute ensemble.
Parce qu'il va falloir être fort(e).
Toi, tu avais tout bien calculé, et déjà tu m'attendais du coin de ton curseur, te disant "ok elle a pris 2 semaines, maintenant elle va se remettre sérieusement à venir déballer sa vie et ses humeurs ici".
Bon, je vais te décevoir (un peu), parce que vois-tu, je repars...
Un crochet par Londres (que j'aime, tu n'as pas oublié quand même) pour quelques jours entre filles à savourer l'été de l'autre côté de la manche entre shopping et balade, entre jardins anglais et musées, entre carrot cake et bière, tout ça.
Et après ? Après, c'est toujours pas fini. Je retourne vérifier si les moustiques tigres sévissent encore à Cannes, essayer de voir Copine du Sud, saluer la bouée jaune et vider quelques tubes d'Anthélios. Puis je me décale un peu à l'ouest de Cannes pour profiter de la jolie piscine et de la dolce vita de nos amis sudistes qui cuisinent toutes boules à facettes sorties. Une occasion de chanter au bord de la piscine, de jouer et de rire aussi. Bref, une fois de plus je vais me chercher plein de choses extras à te raconter en revenant fin aout. En attendant, amuse-toi bien !
ps : et si je te manque trop, il te reste toujours twitter, FB et les archives de ce blog, et aussi c'est l'été alors profite et vire tes fesses de cette chaise d'ordi hein ;)
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30.06.2009
La magie Taratata
Il reste de bonnes émissions de télévision. Si, je t'assure.
Pendant qu'on se lamente (à raison) sur le niveau de Secret Story, sur le déclin de la Star Ac' et consorts, il m'arrive de me retrouver scotchée devant de vrais jolis moments de télé.
Justement, l'autre soir, je tombe sur Taratata sur France 4, et je vois Julien Doré ébouriffé qui discute avec Nagui, j'allais zapper (je ne suis pas raide fan du bonhomme même si je lui concède une créativité débridée) quand je découvre un petit minois blond qui sourit et parle avec une voix rendue grasse par l'accent québécois que j'aime tant.
Il s'agit de Béatrice Martin aka Coeur de Pirate tout juste 19 ans, qui cartonne avec son single "Comme des enfants".
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17.06.2009
La magie corse de mon week-end
Ce week-end, j'ai eu une chance folle.
Je t'en reparlerai vite, j'ai découvert une île belle sous toutes les coutures, une eau cristaline comme dans les rêves, des moments cartes postales les uns à la suite des autres, sans que rien ne fasse faux ou irréel pour autant. Et, samedi soir, alors que le soleil se couchait sur la baie de Calvi tandis que nous buvions un verre de blanc en admirant la vue, Dédé Sekli et Jean-Jacques, son acolyte, nous ont fait la "messe" que je préfère... Celle où il s'agit de chanter tous ensemble des chansons un brin tristes ou pêchues que l'on gardera en tête les heures suivantes.
Je n'ai pas eu l'idée de le filmer en entier, tant j'étais occupée à profiter. Mais certains ont eu cette idée pour moi (en d'autres occasions) et je l'ai donc retrouvé sur Youtube.
Alors, avant de venir te donner des envies urgentes de Corse, de Ferries, de semi-rigide, etc. ; je te laisse mon coucher de soleil magique et la douce voix de Dédé Sekli (la vidéo n'est pas super alors l'idée c'est de fermer les yeux, comme faisait Dove Attia) sur deux jolies chansons dont une qu'il n'a chanté que pour moi l'autre soir en acoustique (ben quoi?).

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