03.05.2007
Hypocondrie ? C'est celui qui dit...
Je sais que j'ai déjà raconté ici mes déboires allergico-somatiques... Seulement, à râler pour râler je vous dois une exclu. C'est tombé ce week end, c'est tout nouveau tout beau, et comment vous dire, déjà je sens que j'adore.
L'huile de sésame, le karité et moi on n'est plus du tout copain, et je vous raconte pas ma brouille avec la goyave rose - déjà la goyave avec Florence Foresti j'avais de sérieux doutes. Je la fais courte, samedi soir, je rentre d'un dîner tranquilou, je me mets devant la télé et l'envie de dormir tardant je m'attelle à des trucs hautement importants de filles : vernir mes ongles et masquer mon visage. Attention quand je parle de masquer, c'est pas le carnaval de Venise, hein, je parle de crème. La crème en question (celle derrière le banc des accusés) c'est un cadeau de ma soeur pour mon anniv, c'est une petite nouvelle d'une marque super bio genre tout est naturel chez nous. Ouais. Bah le naturel me réussit pas des masses alors, ou c'est rien que du marketing des mensonges...
Toujours est-il qu'à peu près deux secondes après avoir étalé consciencieusement ladite crème, mon visage passe direct dans un univers où il fait super chaud ambiance tiens, au feu les pompiers ça pique, ça brule, "ça" mal, très. J fonce sous l'eau fraîche, retire tout bien, et m'essuyant le visage, jette un oeil dans le miroir de la salle de bain. Et là c'est le drame, c'est rouge, c'est gonflé, c'est en train de se propager, ce n'est plus mon visage. Comme je suis pas du tout angoissée (nan, juste tellement) je fonce vers ma trousse de secours (la fameuse) et avale illico deux aérius.
Heureusement, tout a assez vite dérougi, dégonflé, etc. mais bon, j'ai connu des meilleurs samedi soirs, heureusement que Bourriquet m'a consolé (référence à ma peluche, et private joke un peu avec un qui me lit en diagonale parce que j'adore mickey).
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26.04.2007
Cromalins, derinox & cartes de visite
Une vraie journée de grands. Genre du travail, mais tu sais, tout qui part à l'envers.
Le client qui change 78 fois d'avis sur comment monter cette p***** de double page. Le mec du studio créa - notre Gringo national parce qu'il est bon son café, oh! - qui s'arrache les cheveux rapport au directeur de création qui n'assume pas ses mauvais choix et qui fait semblant de pas savoir que ça fait déjà bien 80 heures de créa sur ce mag pour juste une double page presque validée, et t'as bien entendu le presque... Pfffffff.
Et hier, telle la fleur, le fameur directeur de créa qui vient bosser toute la journée dans notre studio créa avec Gringo, et là genre, l'homme étant un animal particulier qui semble plus facile à vivre que la femme (ou bien est-ce juste moi ?), le DC est devenu son meilleur ami du jour. Peu importe que cette journée fut consacrée à démonter tout le travail abattu jusque là, peu importe que le mag soit toujours pas près du bouclage- de toute façon super hors délai...
Une journée où mon allergie chronique se rappelle à mon souvenir et où Sophie lutte contre les symptômes fulgurants d'une angine naissante foudroyante. A notre bureau donc, les discussions volent juste à hauteur de pharmacie et autre paratrucs magiques, nos royaumes de rêve. Oui oui, tout ça.
Comme le feraient deux mères de familles se croisant au square et se félicitant mutuellement sur leur splendide progéniture, Sophie et moi nous armons aussitôt de nos trousses-de-secours-spécial-journée-au-bureau. Ahah...
Je vois déjà les apothicaires de grand chemin se frotter les mains et les yeux de mon pères se lever au ciel à mesure que nous détaillons le contenu de nos fameuses trousses. Qui du spasfon, qui du propofan, qui les gouttes innoxa,... Suivis par un roll on destressant aux huiles essentielles, un nurofen esseulé, du sérum physio, etc. En double on trouve de l'aérius et du nasonex, allergies obligent.
Le plus drôle ? C'est ce qu'on se dit en remballant nos trésors :
"De toute façon, juste de les avoir sur moi, ca va déjà mieux.
- Ouais, pareil."
... Pourvu que ça dure, pensent nos pharmagiciens.
Une journée où l'assistante d'un des big boss - celle qui nous envoie des mémos pour savoir répondre au téléphone, j'en reparlerai...- nous amène nos cartes de visites tout juste imprimées. Les premières pour Sophie qui ne se lasse pas d'admirer son tas et compte déjà sur ses doigts les gens à qui elle va pouvoir la distribuer. Une troisième pour moi. Paf, le souvenir de deux boîtes : les fous dingues de Bastille et les d'ical addicts de la cave en plexi de Ternes. Paf, tiens une agence au citron où je n'en ai jamais eu.
Paf, ici, maintenant.
Au boulot.
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