28.01.2009

Une semaine en carton(s)

Je sais, je sais je me fais rare...
Mais j'ai une super bonne excuse (oué comme d'hab, suis super forte en excuse, t'as remarqué?), je dé-mé-nage.

Enfin, pour être exacte, on me déménage. Mon agence s'expatrie sur les bords du bassin de la Villette et abandonne l'eldorado shoppingesque et ratpesque des boulevards Hausmann et Malesherbes.

Du coup, mon quotidien ressemble à ça ces derniers jours :

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Et, le temps que je passe à cartonner, je ne le passe pas à bosser et comme, quand même, y'a du taf, je me retrouve de nouveau à passer bien trop de temps au bureau. D'où mon absence ici.

Il se passe plein de choses pourtant en ce début d'année, du bien, du nul, y'en a pour tous les goûts.

En attendant si tu ne sais pas quoi faire y'a Slumdog le millionnaire qu'est top au ciné (top). Ah, si, sinon joyeuse grève à toi demain ! Oui, ça nous manquait.

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21.12.2008

Ligne d'arrivée en vue

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Je te fais la grâce de t'épargner les photos preuves, mais il se trouve que cette fin d'année me voit bien bien fatiguée, avec le lot de cernes et autres stigmates de la bien-nommée "tête de déterrée" que je me traîne ; sans signaler l'humeur qui oscille entre bisounours et dogue allemand.

Pour autant, zéro surprise, ce n'est pas un secret la fin d'année fut rude et si les dernières vacances ont été au top, je n'ai pas vraiment touché terre depuis.

Alors, je suis devenue la sirène la plus alarmante de l'ouest au bureau. J'ai passé mes week-end et mes soirées boulevard Malesherbes. J'ai ployé les épaules et senti chauffer mes ailes...
Et le bureau du fond m'a entendu. Une nouvelle organisation prévue pour début janvier, et avec celle-ci je devrai reprendre une vie normale.

En voilà une bonne nouvelle te dis-tu. Certes, et tu sais, moi aussi je me le dis tous les matins en ouvrant les yeux. Mais en attendant mes vacances, il reste 3 jours de boulot bien remplis, deux trois choses à boucler, et tac, encore un week-end à penser boulot, rêver reco et se lever tôt pour aligner les slides et écrire des choses stratégiquement pertinentes et éditorialement percutantes.

Alors, comme les coureurs de fond (que j'imite pâlement certains dimanches dans la campagne, mais c'est un autre sujet) qui distinguent enfin la ligne d'arrivée, à l'issue d'un long parcours, je me rassemble pour le dernier effort, pour tout donner dans ce sprint qui prendra fin mercredi soir pour 10 jours de détente et d'oubli. Quelques jours en famille et le reste à la neige, c'est rien de dire que j'ai hâte.

Après, je saurai peut-être me laisser un peu de répit. Et ça, ce sera bien.

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11.11.2008

Week-end en pointillé

(si ta tête est playlistée comme la mienne je te plains un peu à la lecture de ce titre tu fredonnes Vertiges de l'amour)

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Comme je t'écris en ce mardi soir frisquet, le graaaand week-end se termine.

Mais j'ai même pas mal. Pour plein de bonnes raisons, et quelques unes moins bonnes. Déjà, j'ai bossé ce week-end (et oué ambiance), genre samedi, et dimanche et mardi. Lundi aussi, j'aurai dû, mais j'ai déclaré forfait rapport à une migraine terrassante (non je somatise pas, rien à voir, ahem).
Bref, de grand week-end j'en ai point eu.

En revanche des petits bouts oui, et même des très biens.

Ca avait bien commencé par un vendredi soir qu'on attendait depuis septembre, avec une soirée Kemer au Club Med World (ma première fois à Bercy Village à refaire en été paraît-il là je me suis pas bien rendue compte). D'abord on a dîné, sans les anglais mais le coeur y était, on se serait presque cru de retour au paradis. Mais non. Parce que le Kemer mood à Paris ça marche moins bien, déjà les vigiles sont odieux, la soirée coûte deux yeux pour beaucoup beaucoup d'attente (ambiance la queue de Nemo chez Disney un dimanche de juillet). Du coup on n'a même pas profité des quelques GO qui avaient fait le déplacement, on s'est carapaté en vitesse, avec tout ça il était quand même bien 3H du mat, et si je me souviens bien j'ai pleuré, de rage autant que de fatigue, pendant tout le taxi du retour.

Le lendemain matin, courses rapide et Starbucks to go avant bureau, aprem productive boulevard Malesherbes, retour à la maison vers 19H30. La soirée il fallait qu'on se la réussisse, alors on a sorti le grand jeu, fondue savoyarde dans le coin d'Odéon et karaoké (du coup ça y est on L'a trouvé plus besoin de tester...). Une vraie bonne soirée, avec des chansons plein, des rires aussi, et la sortie d'un lycée du sentier.

Dimanche matin, grasse mat, sinon je meurs (à dire avec le ton de Foresti) puis rendez-vous boulot à République avec José, brunch au Pachyderme, le cadre est top, le brunch est pas divin mais bon et copieux, le boulot est chiant mais ça on s'en doute. Aussi on papote un peu... Aprèm studieuse (aprème heureuse?!) à la maison. Soirée télé. Le lundi je te le raconte même pas, tellement j'ai juste dormi.

Mardi, Starbucks people pourquoi (si, parce qu'on arrête pas de dire "pourquoooi ?"). Et bureau. Jusque nuit. Puis, comme une éclaircie de début, de milieu ou de fin de week-end, je sais plus bien, un dîner de filles à l'étienne marcel. Où il s'agit d'un week-end bientôt au coin du feu (non je focalise pas), de ski, de Londres, de Maroc... De "loin" globalement.
Et c'est chouette.
Et me voilà rentrée, mon bouquin m'attend. Mais comme quand même tu me manques je voulais pas encore laisser passer la chance de t'écrire tout le pourquoi du comment je t'écris presque plus (Blü, je t'ai perdu ? Parce que là j'essaie... !!).

07.11.2008

Où est passée ma vie ?

Hier en rentrant, dans le métro de nuit avec mon José, on comptait nos heures à l'agence cette semaine, et en ce jeudi tard  (ou vendredi tôt) j'affichais glorieusement la cinquantaine... Du coup fou rire (nerveux) dans la rame. Et juste après on s'organise pour savoir qui ouvre demain matin, j'y suis, j'ai ouvert, le café coule, José ne va pas tarder. J'ai réu, bouclage, re-bouclage, gravure, réu, conf call et point facturation aujourd'hui et aussi grosse reco sur plan 2009 pour client top (mais manque de temps ?). Et je te parle même pas d'avoir une vie perso.

Je dois louper un truc, mais j'arrive pas à voir quoi... Ca ne durera pas comme ça.

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31.10.2008

"Rayer les mentions inutiles" qu'ils disaient

monde-de-nemo.jpgJ'ai pas l'air mais je suis là.

Un peu a/sous l'eau avec Doris b/workoholic anonyme, ce qui m'occupe un brin a/de jour b/de nuit (bonus : les deux mon capitaine !). Mais je ne t'oublie pas et j'ai plein d'idées de post que a/tu ne liras jamais parce qu'avant d'avoir le temps de les écrire je les aurai oubliées b/tu pourras bientôt découvrir ici même.
Et sinon toi comment tu vas ? Tu cueilles du riz ? Tu chantes la vie en boulangerie ?...

Parce que de mon sous-marin lesté je t'envoie plein de chansons extras et je te souhaite (en avance) un super week-end.

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14.09.2008

Veille de rentrée des classes

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**Humeur du dimanche soir**

Donc je suis rentrée. Les vacances sont finies.
C'était top, mais je t'en parlerai plus tard, parce que là je vais pas pouvoir. Tellement je me sens la barre au ventre et le poids sur les épaules.

Comme quand j'étais petite et que c'était le dernier soir avant la rentrée des classes, le soir où le cartable est prêt, près de la porte d'entrée, où les nouvelles affaires rutilent chacune à sa place (ça restera pas longtemps comme ça), où la tenue du demain soigneusement étudiée (avec l'aval maternel cela va sans dire) se prépare à passer la nuit sur ma chaise de bureau. Le soir où la tête bouillonne à coups de "pourvu que Machinette soit dans ma classe", de "si j'ai encore Trucounet  en maths ça va pas le faire du tout" et de "j'aurai pas du laisser maman me couper les cheveux"...

Un dimanche soir où je sais déjà que je ne vais rien avaler, où je vais me tourner et me retourner dans mon lit la tête pleine de questions. Car si j'ai eu certaines réponses avant mon départ en vacances (et plutôt que des très bonnes nouvelles) il me manque la lumière sur certains points, et mon quotidien va être pour le moins bouleversé à l'agence si tout se passe comme prévu. J'angoisse un peu donc. Et pour apprivoiser, je reprends les bonnes vieilles recettes de ma maman, je me trouve un dvd que j'aime à regarder avant de dormir, mes affaires sont prêtes pour demain (j'évite ainsi les questionnements de dernière minute), des trucs sympa prévus toute la semaine et le week-end qui vient (ambiance ce n'est pas la fin du monde, c'est un nouveau cycle qui commence) et une nouvelle coupe de cheveux que j'aime bien (je reste une fille).

Demain ce sera lundi, le métro, le bureau, les clients, les patrons, les gens qui font la gueule dans la rue partout, le cojean du midi, tout ça. Et parce que j'ai fait le plein de bonne énergie, de soleil et de bonne humeur, parce que cette vie c'est la mienne et que je la partage avec des gens que j'aime et parce que je sais bien (c'est là que ça sert de grandir) que la peur n'évite pas le danger et que mon angoisse me force à donner le meilleur, alors évidemment, ça va se danser. Et bien. Je respire et la barre du ventre se fait plus discrète...

Bonne rentrée à toi aussi (si ce n'est pas déjà fait)

19.02.2008

YAWP

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Tu ne décodes pas ? Tu te dis que j'ai pété un plomb ?
Pas seulement, jeune ami, pas seulement, si tu reprends le cultissime Dead Poets Society, tu comprendras mieux le pourquoi du comment de ce gros YAWP primaire que je hurle, intérieurement, hein, les tympans de mes collègues n'ayant pas mérités ça.

Allez, bonne journée quand même...

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29.11.2007

Le parfum du mois

ca5e66a712330d65a70e93470fc8d5fe.jpegAprès l'employé du mois, voici venir une nouvelle marque d'attention et de "reconnaissance" professionnelle...

Le parfum du mois.

L'expression prend ses racines dans une autre expression consacrée "être en odeur de sainteté" qui signifie peu ou prou que l'on a la bonne vibe et qu'on est devant un public tout acquis à la cause que l'on prêche (j'avais dit peu ou prou hein...).

Dans certaines boîtes, les parfums du mois se succèdent et ne se ressemblent pas, versatiles, volatiles, parfois même entêtants... L'heureux gagnant (ça marche au féminin aussi, surtout d'ailleurs, on est dans la communication je rappelle) du mois est appelé à briller plus près du soleil, il devient l'élement le plus recherché du bureau, celui dont l'avis compte double et le mot triple... Il y a ceux qui aiment se retrouver au milieu de tout ça et les autres.

Mais personne n'y échappe, même si certains ont déjà fait plusieurs tours. La logique du parfum du mois est assez redoutable, sur les naïfs comme les plus jeunes, ceux qui pensent qu'ils seront toujours l'objet d'autant de fierté et d'attention... Car tu l'as bien compris, c'est marqué dedans "le parfum du mois" par définition ne dure qu'un mois (ou un temps pour ceux qui ont des dérogations). Pour ceux-là, une fois leur mois passé, la descente est raide et le réveil précipité.

Je ne suis pas fan de ce genre de principes managériaux et je pense qu'il est d'autres moyens de faire avancer une équipe... Surtout et c'est là que je voulais en arriver : le point, à mon sens, ce n'est pas tant d'être le parfum du mois ou pas que de sentir vraiment bon.
Et je marrêterai sur LA question qui fait couler toute l'encre de la feuille de chou virtuelle des conversations au-dessus de la cafetière qui fume : on est fin de novembre, qui va parfumer décembre ??


La prochaine fois, je te parlerai d'un proverbe plus utilisé qu'on ne le croit, le fameux "diviser pour mieux règner".

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28.11.2007

Big Boss focalise

571380a503f1c39a68cf31bc22f97271.jpgParce qu'il vient de réaliser que j'avais vraiment un blog, la nouvelle lubie de Big Boss c'est de me lire en VO sans rien du tout lissage professionnel, comme ça, ici, chez moi. Et découvrir le moi pas filtré et brut de pomme.

Et je suis pas pour. Du tout.
Du coup, je biaise : chaque fois qu'il pose la question je lui dis que non, que c'est un blog perso, que je ne lui donnerais pas l'adresse parce que je ne souhaite pas me savoir lue par lui, ni les autres patrons.
Que j'aime dire ce que je veux en toute liberté, même si évidemment, pour le néophyte y'à pas outrage, avec les surnoms et les métaphores pas de risque, sauf que voilà pour qui bosse dans ma boîte, ils sont sybillins lesdits surnoms et en deux coups de cuillères à pot, le Big Boss, paf il sait ce que je pense de tout le monde, il voit quand je vomis mes semaines et certains clients...

Bref tout ce qu'il vaut mieux pas.
Je me rassure en me disant qu'il me croit quand je lui dit qu'il peut chercher et qu'il ne trouvera pas (pseudo oblige), mais pas si sûr... S'il cherche bien, il trouvera. L'avantgae c'est qu'il n'est pas du tout en pays conquis sur le web. Cependant, me voilà face à la question fameuse du "j'assume ce que j'écris dans la vie de tous les jours avec les gens de tous les jours ou pas ?".
La réponse est oui, ou presque.

Dans ce presque, on l'aura compris, règne Big Boss accompagné de quelques autres que je sais condamnés au silence si d'aventures ils me lisent et se reconnaissent, comme un jeteur de riz (qui ne doit pas se reconnaître autrement qu'en recoupant les hasards d'un calendrier que je lui contrarie).

Tout ça pour dire que si, par hasard, Big Boss, vous m'avez retrouvée, surtout ne me dîtes rien.
Cette liberté de ton m'est chère, et finalement, je ne dis rien que je ne pense pas juste. Je n'ai simplement pas envie d'engager ce genre de discussion dans la vraie vie, au travail, ni d'avoir à me défendre ou me priver de cet espace.

D'avance merci. 

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31.10.2007

L'est top ma Mini Boss

Si. Parce que déjà elle vit très bien son surnom, que je lui ai donné (on va pas refaire toute l'histoire, hein fallait suivre) et que tout le monde reprend, surtout depuis l'arrivée de son homonyme au bureau.
Aussi quand elle pose des questions cons, elle met un point d'honneur à trouver la réponse....
Même quand elle se lance dans la grande aventure, elle me fait partager, mieux elle me console en musique quand les grévistes nous font faire bureaux à part!
Et encore, on joue parfois à faire des photos booth dans notre bureau, avec une Walkyrie en visite.

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10.10.2007

Image du jour

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Nan c'est pas le bordel sur mon bureau !
Tu verrais dans ma tête...

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13.08.2007

Starting blocks

Mini Boss, rentrée.
Relais, presque passé.
Boulot ras le nez, plus pour longtemps.
Rédaction de feuillets à la chaîne, presque achevée.
Première arrivée et dernière sortie, plus pour quelques jours.
Demain soir, les vacances !!

Méritées.
A moi le sac à préparer, les grasses matinées, le rythme non-effréné, le matin le thé au lait, l'accent au couteau à couper...

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08.08.2007

Mois d'août

Comme un vaisseau fantôme qui fendrait l'écume de ce mois d'août en silence.
Mon bureau s'est vidé.
Coquille de noix errante. Déjà un peu plus de 2 semaines sans Mini Boss. 2 nocturnes au compteur, tous les matins ouvrir la lourde porte de bois fermée à double tours, désactiver l'alarme, faire le café (parce que ça y est, Gringa sait faire du bon café au bureau !), allumer l'ordi, passer sous l'eau et la mousse mes mains pour les débarrasser de la moiteur d'un métro qui ne se videra jamais...
Et essayer d'être la plus efficace possible. Avant les coups de fil. Avant le papillonnage d'un client à l'autre, d'urgence en urgence. Partager mon espace avec ceux que je n'ai pas choisi. Monsieur le Cintre qui ne sert à rien et passe sa vie pro en coup de fil perso, polluant ma concentration...
Walkyrie aussi est en vacances et nos rires manquent.
Heureusement, reste Gringo fidèle au poste pour la bière du soir en terrasse quand le temps le permet, pour partager la tâche sur notre client préféré, pour dédramatiser ces semaines hors du temps où nous sommes seuls pour essuyer les desideratas de clients pressés d'être en vacances et totalement girouettes.

Allez, plus que quelques jours et moi aussi je serai loin d'ici, en VACANCES.
(oua)

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16.07.2007

Rentrée. donc.

3fefc0c8733315da2010b5d1e69871e5.jpgLà. Heure de déj juste tassée.
Café tout frais passé. Même pas raté, je fais des progrès en café pour 12, c'est dingue... bref.
Me voilà derrière mon bureau, entre la fenêtre où tout est gris pluie et la double porte, classée je ne sais plus trop quoi, bien fermée. Arcad Fire dans mes oreilles. A me prendre la tête sur un chemin de fer qui change 20 fois par jour... Ahlala.
Le week-end cannois fut comme prévu, ensoleillé, oxygénant et fatiguant. Beaucoup trop de gens dans le train du retour, les gens (si tu sais bien, "les gens"...) tous au taquet qui s'engueulent pour une place, sortir en prems, le dernier sandwich, les taxis tout ça.
Mais le soleil, la mer, nager, rêvasser échouée sur mon drap de bain avec le soleil qui chauffe partout, voir un peu la famille, vivre en mini robe, n'avoir de priorité que les indices des crèmes solaires et l'horaire de l'apéro.
Retrouver ma copine au Grand Café, boire du coca light, terroriser le serveur de notre rang, faire les pétasses avec lunettes de mouches so 60's, aller grignotter une pizz'. Et parler, avec les étoiles dans les yeux, de pourquoi toute cette luminescence, pourquoi toute la Russie dans ma vie : les montagnes, la roulette, les mojitos... (comment ça le mojito c'est pas russe ?!)

Et rentrer. Et bosser. Et la sinusite qui passe pas. Et le blues qui s'installerait presque.
Allez, une soirée de filles ce soir et il n'y paraîtra plus.

En haut, en bas, à Paris, en Russie ou ailleurs, moi aujourd'hui je veux bien plutôt le "super moit-moit" ou le coup de fil à un ami.

ps : l'est belle ma plage quand même...

06.06.2007

Quand les ex collègues s'en mèlent

J'ai du sommeil en retard !

Après Mickey dimanche (au fait, on a pensé à remercier Cédric ?), ma semaine s'est enchaînée sur les chapeaux de roues...
Un lundi soir avec les anciens de l'agence au citron, GG qui vient me chercher au travaillage avec sa nouvelle coupe de cheveux trop réussie, un apéro au St Augustin où nous rejoindront un ancien des citrons, Fred et un actuel notre 01 national, qu'il faudra supplier mais qui, à la surprise générale n'aura rien du tout poussière dans l'oeil...
Dîner au Petits Carreaux, avec M. Eric le patron (...) et rebière au pub irlandais de la rue du Jour. Juste le temps de bloguer le dimanche chez mickey en accéléré et de bouquiner un schouille et hop, déjà 3h30 au dodo.

Envie d'atomiser le réveil quand il sonne. 7h. Quelle idée.
Bon, douche, petit-déj, métro, boulot.
Le soir, un apéro avec copines de verte vallée plus si verte, au Carpe Diem. Trop contentes de se revoir tout ça, du coup évidemment, paf, ça devient un dîner. retour par la rue Montorgueil toute remplie des terrasses (c'est l'été ça y est?) juste avant les coups de minuit.
Bouquiner longtemps crétine que je suis, un coup d'oeil au réveil, voir 2h57, s'affoler, dormir.
Re la cérémonie du réveil, douche et le reste, les yeux qui piquent de trop de fumée même le matin, l'article que je lutte à écrire de trop de changement d'avis de clients,...

Les collègues, c'est top.
Quand ça devient des amis de la vraie vie, j'adore.
Mais je vous jure faut que je dorme !

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26.04.2007

Cromalins, derinox & cartes de visite

Une vraie journée de grands. Genre du travail, mais tu sais, tout qui part à l'envers.

Le client qui change 78 fois d'avis sur comment monter cette p***** de double page. Le mec du studio créa - notre Gringo national parce qu'il est bon son café, oh! - qui s'arrache les cheveux rapport au directeur de création qui n'assume pas ses mauvais choix et qui fait semblant de pas savoir que ça fait déjà bien 80 heures de créa sur ce mag pour juste une double page presque validée, et t'as bien entendu le presque... Pfffffff.
Et hier, telle la fleur, le fameur directeur de créa qui vient bosser toute la journée dans notre studio créa avec Gringo, et là genre, l'homme étant un animal particulier qui semble plus facile à vivre que la femme (ou bien est-ce juste moi ?), le DC est devenu son meilleur ami du jour. Peu importe que cette journée fut consacrée à démonter tout le travail abattu jusque là, peu importe que le mag soit toujours pas près du bouclage- de toute façon super hors délai...

Une journée où mon allergie chronique se rappelle à mon souvenir et où Sophie lutte contre les symptômes fulgurants d'une angine naissante foudroyante. A notre bureau donc, les discussions volent juste à hauteur de pharmacie et autre paratrucs magiques, nos royaumes de rêve. Oui oui, tout ça.

Comme le feraient deux mères de familles se croisant au square et se félicitant mutuellement sur leur splendide progéniture, Sophie et moi nous armons aussitôt de nos trousses-de-secours-spécial-journée-au-bureau. Ahah...
Je vois déjà les apothicaires de grand chemin se frotter les mains et les yeux de mon pères se lever au ciel à mesure que nous détaillons le contenu de nos fameuses trousses. Qui du spasfon, qui du propofan, qui les gouttes innoxa,... Suivis par un roll on destressant aux huiles essentielles, un nurofen esseulé, du sérum physio, etc. En double on trouve de l'aérius et du nasonex, allergies obligent.
Le plus drôle ? C'est ce qu'on se dit en remballant nos trésors :
"De toute façon, juste de les avoir sur moi, ca va déjà mieux.
- Ouais, pareil."
... Pourvu que ça dure, pensent nos pharmagiciens.

Une journée où l'assistante d'un des big boss - celle qui nous envoie des mémos pour savoir répondre au téléphone, j'en reparlerai...- nous amène nos cartes de visites tout juste imprimées. Les premières pour Sophie qui ne se lasse pas d'admirer son tas et compte déjà sur ses doigts les gens à qui elle va pouvoir la distribuer. Une troisième pour moi. Paf, le souvenir de deux boîtes  : les fous dingues de Bastille et les d'ical addicts de la cave en plexi de Ternes. Paf, tiens une agence au citron où je n'en ai jamais eu.
Paf, ici, maintenant.
Au boulot.

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18.04.2007

Bêtisier #1

Bon, autant être claire, des ratés tout le monde en fait. Dans la boîte au citron, nos différentes difficultés d'élocution ou de coordination ont donné lieu à un recueil de petites merveilles qui nous font encore rire... Maintenant, puisque j'ai un petit bout de web tout rose à moi, je pourrai partager avec vous tous ces écarts qui pimentent mon quotidien.

Ce matin, donc, on sonne à notre étage. Comme je suis en chemin pour aller remplir ma tasse de café, je m'arrête et j'ouvre, un sourire bien commercial accroché, et je salue poliment le monsieur (puisque c'est un monsieur), il me dit qu'il a rendez-vous avec une de mes collègues, et lui indiquant le joli canapé rouge de l'entrée je luis dis "ne quittez pas, je vais la chercher".

Et si ! 

L'accueil c'est plus ce que c'était...

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La solitude qui fait rire

medium_Electrospirit_1132635779.jpgJe prends mes repères au bureau, et les habitudes viennent vite. Avec ma complice, Sophie, nous avons déjà les petits rituels qui vont bien...

La multitude de thé, café qui défile toute la journée, à base de "je fais chauffer de l'eau" et autres "tu veux un café" ; parfois entâché d'un "merci pour le thé" lancé à celle qui ose revenir avec un mug fumant sans avoir proposé (clin d'oeil !).
Petites habitudes qui rythment nos journées de travail, oui parce que ça y est on a toutes les deux du travail, de quoi remplir nos heures de boulot qui avant cette révolution (une pluie de taf) nous servaient surtout à faire connaissance, à lire des blogs et entretenir nos boîte à mails comme on écouterait pousser ses plantes...

Le yaourt à la framboise, le frigo pack de coca ligth, les virées à la FNAC ou au Printemps,le remplissage et le partage de nos itunes respectifs, les déjs, les clopes de mauvaises non-fumeuses repenties, les textos affolés à l'idée qu'on nous égratigne ou pire qu'on nous tue Jack Malone un lundi soir pas fait comme un autre... Tout ça, donc. Finalement une chouette histoire de partage, avec bien sûr quelques rires amusés sur nos allergies communes, trouilles fondées ou non, tranches de vie, etc.

Du coup, tout à l'heure, quand elle a expérimenté un de ces grands moments de solitude (dont SFR fit son fond de buzz-commerce, mais je m'égare), j'ai partagé son fou rire... Imaginez. Une après-midi un peu longue, la pause coca light bien frais consommée, se remettre au travail et avoir besoin d'un peu de concentration, chausser ses écouetur et lancer itunes, une petite chanson tranquille, genre une de Rose par exemple "J'ai" (c'est un exemple, hein Sophie...), paramétrer le son, et savourer seul.

Ou presque.

A un détail près que le casque à écouter est mal branché. et que tout le bureau profite de la musique. Et mettre quelques secondes à réaliser que TOUT le bureau en profite. Et chercher le regard de sa voisine pour vérifier, et déchausser à la hâte ses écouteurs, et couper itunes, et rire. Rire. A en pleurer.
Parce que cette solitude là, elle est trop belle.

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27.03.2007

On prend la même... et on change

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... un peu, beaucoup, blablabla. Tout dépend d'où on se place. 

Ouais. Rien à voir, avec plein de similitudes en même temps.

Toujours une agence, mais beaucoup plus de gens. Des qu'on a pas vraiment envie de voir en-dehors, mais certains oui. Des qui sont entrés dans la danse de "je change de taf ce sont mes derniers jours", ceux qui disent "j'en peux plus je me tire" mais on sait qu'ils seront là dans 3 ans... Et les autres, les chouettes, ceux qui me font confiance, ceux qui délèguent (comme ils peuvent...) des projets supers passionnants... En plus, juste t'arrive et déjà ton bureau se déporte dans une autre pièce, alors hop des cartons, par là ceux qui calculent la place qu'ils veulent (dont évidemment je suis, faut pas non plus déconner !).

La découverte d'un nouveau process, d'un nouveau jargon où évoluent des termes comme SR et "à la tourne", le monde merveilleux d'avant l'impression d'une publication, quelle qu'elle soit.

Bref, contente je suis. Mes envies dans une poche, mes neurones dans l'autre, je fais de mon mieux pour assimiler le plus vite possible, pour vite faire mieux, faire plus..

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20.03.2007

1er jour. Fait.

Et c'est drôlement chouette. Si, tu sais, quand t'arrives, que c'est un peu brouillon, mais de suite t'as du taf, tu te demandes si tu vas être à la hauteur, même t'as des papillons dans le ventre. Et ça se apsse, et c'est bein, et ça te plaît, et les autres ont l'air passionnés... Rien à voir avec ma précédente spécialisation en machine à bouclettes.

Enfin, on verra mais ça, ça c'est un bon début. Et, tu sais, quoi. Un truc qui commence bien, ça fait juste du bien.

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13.02.2007

Perdue l'habitude.

Du métro aux heures de pointe. De plus avoir le temps de déverser mes humeurs ici. D'être avec des gens que j'ai pas choisi. De pas checker mes mails all day long. De mettre mon téléphone en veilleuse et d'accrocher un sourire à ma face dès 9h pétantes. De bouffer un sandwich vite fait devant l'ordi. De pas savoir vraiment quoi faire et se sentir être juste entre inutile et incompétente. D'apprendre une nouvelle manière de. De découvrir ou re-découvrir un ancien quartier, chargé le quartier, moins que la rue de l'Echiquier mais quand même. De refuser des soirées potes pour être en forme le lendemain. De voir filer les journées.

Et tellement de choses à vous raconter, l'homme qui squatte ma maison et son drame Dallasien qui hante mes murs. Mon dernier week-end en famille, tout raté. Les gens qui me manquent et ceux que j'ai hâte d'avoir oublié. Les musiques que je me chante pour contrer le calme de mon espace réservé dans la verte vallée.
Je reviens vite.

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25.01.2007

C'est un métier

De ne rien faire. non, vraiment. Pasque finalement, comme on bosse pas et que on espère que vite on va rebosser on est dans une espèce de sursis où faut pro-fi-ter. Comprenez voir les gens qu'on n'a jamais le temps de voir, faire tous les trucs qu'on dit qu'on aimerait faire et qu'on fait jamais (les expos, le dessous des meubles, les CDs de photos des enfants pour ma mère, des compils pour les prochains blind test, tout ça)...  

Et sortir, puisque le matin, enfin le lendemain quoi quelle que soit l'heure, y'à pas d'impératif vraiment impératif. On se dit qu'on peut sortir, erreur grossière d'oisive non-avertie, du coup chaque soir me voit veiller tard pour sortir avec des amis, boire des verres ou ranger mon appart (quand même je fais pas que ça, hein, pas que). Et après les gens me croisent et me reluquent étonnés "oh t'as l'air fatiguée" comme si je devais avoir la tête d'une fille qui revient de 3 mois de thalasso/spa/ au pays du bonheur.

Alors que ceux-là écoutent bien, non, quand on est au chômage on ne reste pas dans un bain chaud avec des bougies parfumées toute la sainte journée (déjà parce que sinon on serait vite tout fripé et en plus vous savez bien que j'ai pas de baignoire, bon), non on ne s'assoit pas le matin sur un bout de canapé qu'on ne quitterait que pour aller se coucher, non on ne se fait pas congeler pour la durée de l'oisiveté afin d'avoir le teint frais et la lippe enjouée au retour du travail. Non, pour nous aussi la vie continue, la vie et sa ronde d'occasions de sortir avec des amis, sa famille, les courses chez monop, la vaiselle à faire, tous les services qu'on rend aux autres parce que justement on est 'libre/dispo' en ce moment et que les gens ne l'oublient pas...

Finalement, je me demande même si c'est pas plus fatiguant que de bosser... nan, là je déconne c'était juste pour voir si vous suiviez ! Allez, demain, 3ème entretien. Normalement au troisième rendez-vous on couche, nan ??!

07.11.2006

C'est l'heure du petit déjeuner

J'ai rendu les enfants à mes soeurs. Je vais faire un break, là. Le côté mère de famille nombreuse c'est pire que tout ! Surtout dans un tout petit chez soi... Et les horaires, les contraintes, tout ça, quoi. Rien qui fasse rêver ou qui émoustille. ils sont adorables, je les aime fort, mais c'est chouette de les rendre...

Sinon, autre enretien hier, très sympa, différent quoi. En fait, on m'avait fait venir pour une présentation sur le buzz marketing et les blogs et tout. me voilà donc moi, pas trop réveillée, pas trop préparée (NDLR rapport à un gardage d'enfants intensif) devant 20 personnes d'une agence de RP à leur expliquer en théorie (pas d'ordi dans leur salle de réu) le pagerank, le rss et autres curiosités incontournables du web 2.0...

Après 2 heures d'explications intensives et d'argumentation, le boss me garde un moment pour un tête à tête (pas galant, hein, je précise pour ceux qui sautent des lignes!) et me dit que mon profil l'intéresse tactac et qu'il pense à créer un poste, un pôle peut-être et qu'il pense à moi pour blablabla. là moi j'adore, je lui sors mon prix. et comme il me rit pas au nez je me retiens de lui sauter au cou!! Ouais la négociation, je suis pas encore trop au point le côté marchand de tapis pour se vendre soi, j'aime limite.

Bref. Le Hic. Car évidemment, il y a un Hic, c'est que cette boîte que j'aime bien (j'y ai même une amie vraie), cette boîte donc, une de mes grandes soeurs y travaille. et je ne sais pas si c'est une si bonne idée. Le côté bosser dans la même structure tout ça. Bon faut que j'y pense et puis je vous avoue que j'ai pas encore pris mon premier café, je reviens juste d'avoir amené mes jumelles de nièces à l'école, et mes doigts se dégèlent doucement...