Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

christophe honore

  • Mais tu m'embrasses et ça passe, je vois bien

    Il faut que je te dise. J'aime vraiment les films de Christophe Honoré (enfin pas tous, je n'ai pas compris Métamorphoses par exemple), Les Chansons d'Amour et Les Bien-aimés notamment sont des valeurs sûres pour moi. Et pas que parce que ces films me remuent, me touchent et me donnent l'occasion de m'attarder sur des acteurs qui me sont chers. Comme la photographie, les décors, le casting, l'écriture d'un film en font l'empreinte visuelle et olfactive ; la musique en est la respiration.

    Et j'aime drôlement la respiration d'Alex Beaupain. Cette apparente simplicité qui touche au plus juste, au plus petit, au plus vrai des sentiments. Seulement, le prochain film d'Honoré se fait attendre, alors je suis allée fureter sur YouTube pour retrouver la respiration d'Alex Beaupain.

    Et je suis tombée sur cette jolie chansons douce amère sur un clip signé Christophe Honoré qui accueille Camélia Jordana pour donner la réplique à Beaupain. Très connotée cinéma français cette chanson sent la musique de film à plein tube.

    Et j'aime beaucoup cet air entêtant, leur jolies voix sur du piano et quelques cordes.
    Écoute plutôt.

    Bonne semaine !

  • Non, ma fille tu n'iras pas danser (vivre libre ? quelle drôle d'idée)

    non ma fille.jpgNon ma fille tu n'iras pas danser n'est pas qu'un film au titre à rallonge. Pas que.

    Déjà, c'est un Christophe Honoré, et depuis les Chansons d'Amour (arrivé direct dans mon top 10) je crédite ce monsieur d'un regard et d'une musicalité que j'aime. Il est aussi de ces scénaristes qui distillent des phrases chocs qui frappent juste et résonnent fort, je me souviens notamment des derniers mots des chansons d'amour, lâchés par un Louis Garrel amoureux mais désabusé : "S'aimer moins, mais longtemps". J'ai raté La Belle Personne d'Honoré qui passait au MK2 Beaubourg à des horaires hautement improbables pour l'active que j'étais alors. Cependant, en voyant l'affiche de Non ma fille tu n'iras pas danser à mon retour de vacances, j'ai d'abord eu la persistante impression que le titre reprenait une chansons populaire, idée fausse mais qui m'a tenu un moment et qui n'est sans doute pas étrangère à mon envie de voir le film.

    Ensuite, ce film m'a offert la possibilité de trouver Chiara Mastroianni belle, désarmante et tellement juste dans ce rôle complexe de femme écartelée de ne jamais vouloir rien choisir, et choisissant pourtant parfois puisque c'est comme ça que la vie tourne. Cette Léna engluée dans une famille aux rapports compliqués (et à la maison de famille sublime, mais je m'égare), divorcée d'un Jean-Marc Barr sexy, mère de deux enfants tout à la fois charmants et tyrans. Femme au bord de la crise de nerfs, ou devrais-je dire déjà deux pieds dedans.
    Ce film est l'occasion de creuser (sans juger ou pointer du doigt) les difficultés du couple, de la maternité, de la féminité, de la fratrie. S'il y a des scènes dont je me serai passée, ou que j'aurai écourté -comme la légende bretonne qui certes donne un résonance tragique à la trajectoire de vie de Léna mais qui dure un peu trop à mon goût, ou la scène des parents en Italie qui aurait dû être développée ou coupée- le film est globalement une réussite.

    Marina Foïs excelle dans son rôle de grande soeur aimante en cas de drame mais cassante au quotidien. Le casting est très réussi, notamment le fils aîné de Léna, rôle central à mon avis. Ce film m'a ému. Je ne saurai pas dire pourquoi vraiment, si ce n'est que je pressent que les angoisses ou dilemnes de Léna doivent répondre aux miens. Je garde un beau moment de salle obscure, comme je les aime.

    L'article de Thomas Sotinel pour Le Monde

    Puisqu'il est question de liberté...