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02/07/2010

El secreto de sus ojos (Dans ses yeux)

Image 3.pngAu cinéma on va passer un bon moment, retrouver des acteurs qu'on aime, découvrir des paysages et des ambiances, se dépayser, se faire raconter une histoire...

Parfois, on sent perler une larme, on sent monter l'émotion depuis le ventre jusqu'à se coincer en boule dans la gorge. Parfois, la musique du film est partout dans les yeux des acteurs, dans leur voix, dans les différents plans. Parfois, ce n'est pas une claque qu'on se prend, mais un grand bol de bouleversement.

Dans ses yeux (dont le titre original est tellement plus joli: El secreto de sus ojos, je ne te fais pas l'affront de traduire hein...), est de ces films-là. Viens, je te raconte comment ce film oscarisé à raison a changé mon dimanche d'il ya un mois.

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04/12/2008

Adjani, Arte, la Journée de la Jupe : le trio gagnant

Tu t'es déjà pris une claque au ciné ?

Parce que moi oui. Mais pas si souvent que ça.
Là tout de suite si je devais te faire le top de mes films-claque-dans-lagueule-de-moi (et pourtant on sait que les tops je suis pas fan ahah), je me souviens d'American History X qui m'avait collé à mon siège rouge, de La Liste de Schindler qui avait bouleversé toute ma classe de 4ème, et quelques autres pépites que je ne vais pas citer ici. Parce que j'ai juste envie de te parler d'un film. Un film avec une histoire qui fait trop vraie pour qu'elle ne te remue pas. Un film avec une Isabelle Adjani comme je l'aime.

Un truc à en vibrer super fort encore plusieurs jours après.

94869996.jpgCe film, à ajouter d'urgence -tu l'auras compris- à la liste des pépites dont je parle plus haut, c'est La Journée de la Jupe ; imaginé, écrit et réalisé par Jean-Paul Lilienfeld (à qui l'on doit notamment Quatre garçons plein d'avenir).


C'est avec un brin d'acidité dans la voix que Jean-Paul Lilienfeld déplore de n'avoir pu monter son film au cinéma,  avec un étonnement teinté de fierté qu'il raconte à quelle vitesse et avec quelle constance Isabelle Adajani s'est investie dans ce projet qu'il qualifie lui-même de roots, et avec une vraie chaleur qu'il remercie Arte de l'avoir aidé à faire exister ce film. Et tu sais quoi ? Moi aussi, je remercie Arte. Et Isabelle. Et Jean-Paul.

Ce film est un cadeau. Un coup de poing aussi, mais de ceux qui te réveillent et te trouvent les yeux un peu embués et les jambes tremblantes. L'histoire de cette prof qui avale trois lexos avant de rentrer dans l'arène (comprendre la salle de théatre avec ses élèves), qui se fait traiter de pute à longueur de cours, qui est désavouée par le principal qu'elle "provoque" en portant des jupes (au genou les jupes hein)...

Bref, une prof de tous les jours, avec des jeunes de tous les jours, juste un peu plus raides et abrupts peut-être, de "l'autre côté du périph" comme dit Jean paul Lilienfeld.


Des histoires où le respect et l'honneur sont déformés, où la loi des hommes prévaut. Une réflexion qui n'épargne pas, une satire grinçante de la star ac notamment. Et des acteurs, justes qui touchent juste ce qu'il faut. Et Isabelle, vibrante. Et des dialogues drôles, bien écrits, qui permettre de laisser échapper un peu de la pression qui nous prend juste entre l'estomac et le coeur au fur et à mesure que se déroule cette histoire un peu folle d'une prof qui décide que cette fois elle n'aura pas peur.
Que cette fois, elle ne cédera pas aux menaces et aux injures. Que pour une fois ces élèves vont écouter son cours et retenir des choses. Dans le désordre que l'école est laïque, que Molière s'appelait Jean-Baptiste Poquelin, que les études sont une vraie chance, qu'il faut savoir aimer ses parents... Le tout en les menaçant d'une arme arrivée là presque par hasard et déclencheur de ce huis clos bouleversant.

photo-La-Journee-de-la-jupe-2008-2.jpg

Aussi, je retiens le dernier plan, un vrai clin d'oeil. J'étais en jupe justement ce lundi.
Et je n'étais pas peu fière.

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La Journée De La Jupe :

>Diffusion prévue sur Arte fin mars 2009 ( et on espère vite dans quelques salles de cinéma).
>Le casting : Isabelle Adjani (Sonia Bergerac), Denis Podalydès (Labouret), Yann Collette (Bechet), Nathalie Besançon (La Ministre), Marc Citti (Frédéric), Khalid Berkouz (Mehmet), Yann Ebonge (Mouss), Sonia Amori (Nawel), Kévin Azaïs (Sébastien), Sarah Douali (Farida).
>L'article du plus grand fan d'Isabelle

>Le blog tv news

21/07/2008

T'es allé au ciné récemment ?

Parce que moi oui... Et ça fait un bail que je ne suis pas venue te parler de mes découvertes (bonnes ou moins bonnes) des salles obscures...

Je vais réparer ça, mais du coup, ca va faire une note super longue (je te mets un peu des images), parce que même avec ceux que j'ai forcément oublié il m'en reste tout de même 15 à débriefer ! T'es prêt ?
On va faire des plus récents aux plus anciens, enfin un peu comme je me souviens, hein.

phenomenes_aff_fr.jpgPhénomènes (pas d'étoile), le dernier-né du petit monsieur au nom imprononçable (Night Shyamalan, en même temps Nuit comme prénom c'était peut-être pas une si bonne idée) à qui l'on doit le très bon Sixième Sens. Je ne sais pas si c'était le but mais le film est drôle, ce qui m'a marqué le plus c'est le générique avec les nuages (c'est dire...). Bref, si tu ne l'as pas vu, ne cours pas hein, en dvd, quand tu seras grippé ce sera parfait, pis au pire si tu ne le vois pas, ben tant mieux !

broken english OK.jpgBroken English***, de Zoe Cassavetes. Aaaah, Melvil Poupaud et New York. Le film partait favori selon mes critères... Et puis, il y a Parker Posey qui nous entraîne dans sa folie douce, dans sa quête effrénée d'amour et de ré-assurance, dans sa spirale d'angoisses si mal contenues qu'elles débordent. Une B.O. super agréable, une ambiance parfois oppressante de tout ce que Nora (aka Parker Posey) se met sur les épaules, des plans serrés sur des visages offerts, des yeux qui n'attendent pas les mots pour se parler. Une jolie fable d'aujourd'hui sur la difficulté de s'aimer soi avant de prétendre aimer les autres.

mesamismesamours.jpgMes amis, mes amours*, adapté du Marc Lévy éponyme. Bon. C'est un Marc Lévy. On n'attend pas de miracle. Mais il y a Florence Foresti (ouééé), Pascal Elbé (re-ouééé), Mathias Mlekuz et Bernadette Lafont pour ne citer que mes préfs. Virginie Ledoyen est sublime et on s'en sert bien (gros plans sur cuisse fuselée...) et Vincent Lindon monstrueux (il ne s'arrange vraiment pas). L'histoire fait la part belle aux clichés en tout genre, les personnages ne sont attachants que grâce au jeu des acteurs, une mention spéciale au stylisme de Florence qui enchaîne les petites robes, toutes plus ravissantes, et qui arrive presque à nous faire oublier cette coupe de cheveux qui est sa signature capillaire... Reste Londres, attachant, les enfants, attachants aussi, l'amitié de ces hommes, chouette, et l'éponge (que j'aime). Ca casse pas trois pattes à un canard mais je suis contente de l'avoir vu.

auboutdelanuit.jpgAu bout de la nuit**, avec Keanu Reeves, Forest Witaker et Hugh Laurie (le docteur House du mercredi sur TF1). Un vrai polar bien noir. Où on ne sait plus bien dire qui est gentil qui est méchant... En même temps c'est du James Ellroy, pas de surprise. Le casting est bien, l'action est rythmée, Keanu est assez peu sobre (le whisky est son ami) mais on l'aime quand même (c'est un gentil). On note qu'Hugh joue bien les affreux  toujours et qu'en grand écran il fait plus vieux mais il a toujours l'oeil qui frise. En bref, film à voir pour les fondus de polars comme moi mais les articulations pètent, les dents volent et les cadavres pourissent, hein.

caspian.jpgLe Monde de Narnia : chapitre 2 - Le prince Caspian***, je n'ai pas vu le premier chapitre. Mais, j'ai profité de la visite de mon neveu pour découvrir ce film sur le graaaand écran du REX. Et j'ai marché à fond. Contre toute attente. j'ai vibré, pleuré, applaudi... C'est une saga bien menée, des combats, de l'émotion, ds enfants doués en tir à l'arc (notamment) des belles images, la morale qui va bien mais pas trop non plus, une belle surprise quoi.

18949833_w434_h_q80.jpgSeuls Two*, Eric & Ramzy au départ j'aime beaucoup. Je suis fan de leur Tour Montparnasse Infernale et donc presque conquise d'avance. Presque. Eux sont drôles quoiqu'il arrive, mais le film est faiblard. Je n'ai pas réussi à accrocher vraiment, j'ai pris quelques gags à la suite des autres mais je n'ai pas eu l'impression de regarder un film...

18936231_w434_h_q80.jpgLa personne aux deux personnes*, là encore quelques gags sympa mais rien de plus, et surtout pas de quoi faire un film... L'association Auteuil -Chabat était prometteuse et elle l'est toujours, mais faudra attendre un autre film plutôt. Y'a des fois où je suis drôlement contente d'avoir la carte UGC quand même...

 

sex and the city.jpgSex & The City le film**, OK. on peut dire plein de mal de ce film... Que c'est trop facile, que les stylistes ont totalement craqué, que que que. Mais ces quatre filles là je les aime bien, pense-tu je les connais depuis longtemps, six ans j'ai suivi leurs déboires et leurs succès, le Mr Big j'ai attendu qu'il rappelle Carrie presqu'autant qu'elle. Alors les retrouver, telles qu'au premier jour aussi foldingues et sapées toujours aussi clinquant ben ça me va. Que Carrie soit toujours aussi Carrie ne m'a pas surprise et évidemment la BO a joué un rôle important, bref, j'ai versé ma larmichette, j'ai souri, j'ai vibré et c'est toujours ça de pris. Mais bien sûr, loin de moi l'idée de te le vendre comme le film de l'année, hein, on s'est compris.

uncontedenoel.jpgUn conte de Noël (pas d'étoile), je confesse une certaine difficulté à entrer dans l'univers de Desplechin, cependant les castings et les sujets me donnent toujours envie de voir. J'ai vu. J'ai été déçue. Je n'ai pas compris. Toute cette haine, que cette famille se balance à la gueule, ces malaises individuels qui font le malheur de tous et chacun. Cette violence même pas rentrée, cet avilissement d'un amour qu'on pourrait décider de donner ou de reprendre pour le bien des autres. Je n'entre pas dans cet univers et tu sais quoi, je crois que je préfère.

indie.jpgIndiana Jones & le crâne de cristal***, Vu à Cannes et en VO (oui, on a lutté alors je souligne) et ce fut le pied de retrouver notre Indie, bon pied bon oeil, avec son fils et sa femme historique, avec la musique qui résonne encore longtemps après, avec la quête toujours en fil conducteur... Ah, Indie, c'est quelqu'un quand même, et ses aventures faut pas les rater ! En bonus, le 4ème opus est truffé de références aux trois précédents pour les fans avertis.

2jours à tuer.jpgDeux jours à tuer**, je mets deux étoiles mais c'est pas vraiment mérité. Je m'explique, ce film m'a bouleversé la première fois que je l'ai vu, non que j'ai été surprise, tu sens le drame arriver et tu t'y prépares. Non c'est la scène ultime entre Albert Dupontel et Pierre Vaneck qui m'a cueillie. Et le flashback sur la petite famille heureuse... je me suis laissée attendrir. Cependant, si le casting est bien, si l'image est soignée, le film est inégal. J'ai apprécié mais e ne suis pas sûr d'être l'une des seules.

tupeuxgarderunsecret.jpgTu peux garder un secret*, un ode au placement produit. des montres, des lecteurs MP3, des chaussures, des pizza... Tout y est. Ce qui m'a fait rire, c'est le concept de l'agence de pub (un peu de vécu...) et j'aime beaucoup Arditi même quand il n'a pas un grand rôle. Pour le reste un film de filles à faire tourner dans la machine à DVD un verre à la main et des ragots frais en vrai, genre on le laisse en fond et c'est très bien.

cleaner.jpgCleaner***, J'ai adoré. Encore un polar noir, mais traité différemment, Eva Mendes est sublime comme d'habitude, Samuel L. Jackson et Ed Harris sont super justes et bien. L'histoire est troublante, nébuleuse, un gros secret à tiroir.  De rebondissement en rebondissement on se laisse embarquer dans cette fable amère où tout tourne encore une fois autour du pouvoir , de l'argent... Un très bon polar.

2soeurs.jpgDeux soeurs pour un roi**, Nathalie Portman, Scarlett Johanson et Eric Bana.Voilà qui te permet déjà de te faire une idée de la température moyenne de ce film en costume qui reprend l'histoire (également dépeinte avec succès dans la série the Tudors) des soeurs Boleyn et du roi d'Angleterre. Un film chouette à voir. Une histoire compliquée, bien jouée.

heuredété.jpgL'heure d'été (pas d'étoile), aucun intérêt pour ce film qui étale des vérités sans émotion, sans tentative de résolution des problèems qui se posent, c'est une addition de moments qui n'arrivent pas à se fondre en une histoire. C'est surtout l'occasion de se moquer de la tête de Juliette Binoche en blonde...

17/07/2008

Tout feu tout flamme

Un des films que j'ai vu le plus quand j'étais petite...
J'aimais la musique signée Michel Berger, Isabelle Adjani sublime comme d'habitude, Yves Montand exubérant, menteur, égoïste, tourbillonnant et pourtant attachant. Cette tribu de femmes de tous les âges toutes folles de lui. La grand-mère si émouvante, dans son amour inconditionnel et Alain Souchon qui joue là encore le transi d'Isabelle (pas trop difficile) quelques années après l'Été Meurtrier autre film culte. Cette saga familiale bordée de rancoeurs, remplie d'amour et pleine de cris et d'envolées au piano... Et le rire d'Isabelle.
C'est gros, c'est facile, ça a vieilli mais j'adore toujours.


C'était le petit revival du jour.

20/06/2008

My favorite movie(s)

Je n'arrive pas.
 
A n'en choisir qu'un.
Déjà le petit top qui suit m'a demandé 3 jours et 2 nuits (bon ok je surjoue)... Et c'est à la manière du héros de High Fidelity que je te présente (let me introduce...) mes 10 films préférés (et dans le désordre sinon j'y passe encore 3 jours)

La nuit nous appartient, le plus récent de ce classement, que j'ai aimé parce que c'est un vrai bon polar et que la relation familiale y est tendue et dense juste ce qu'il faut pour sentir la gorge se serrer.

 

Je vais bien ne t'en fais pas, encore une histoire de famille, servie par Mélanie Laurent dont j'aime la grâce tout en légèreté (sans tomber dans la fragilité) et en beauté diaphane. La BO est extra.

 

Beignets de tomates vertes, le film auquel je ne m'attendais pas, vu par hasard durant un baby sitting, vrai coup de coeur, histoire d'amitiés à l'américaine, je marche à fond.

 

History of violence, aaah Viggo. Bon et pas que, l'histoire aussi, la direction photo du film est très travaillée, un grand moment de cinéma.

 

Rencontres à Elisabethtown, une histoire d'amour qui commence pour rire, murit au téléphone et termine en road-mélo-trip, la midinette en moi en redemande.

 

The fisher king, avec ma cousine il est un de nos 3 films cultes (accompagné par Angel Heart et l'Alsace et la Lorraine) pour la BO (Hit the road jack, so don't you come back no more no more no more...) et l'émotion. Encore une jolie histoire de lien.

 

Big Fish, le Tim Burton de ma liste (tout le monde a un Tim dans sa liste, non?) pour le côté barré bien sûr, pour cette relation père-fils rugueuse et pas si simple, pour le romanesque de tous les plans...

 

Les chansons d'amour, encore une BO qui tourne dans mon Ipod, un Louis Garrel bouleversant, une histoire toute simple et les larmes qui roulent sur mes joues.

 

Un coeur en hiver, mon premier film préféré d'ado (avec Treesome) j'aime les dialogues, le violon, le piano et la contrebasse tout le temps, le trio interprété par Daniel Auteuil, André Dussolier et Emmanuelle Béart encore naturelle... Je ne l'ai pas revu depuis des années, je ne sais pas comment il a vieilli.

 

L'été prochain, le film que j'ai le plus regardé avec ma mère (y'a eu Le vieux fusil aussi) avec une grande famille recomposée, Claudia Cardinale magistrale en mama et Philippe Noiret confondant de mauvaise foi, une Fanny Ardant amoureuse et sublime, Jean-Louis et Marie Trintignant bien barrés, une fresque familiale déjantée et rythmée à l'ancienne.

T'as vu comme j'annonce un Top 10 et qu'insidieusement je t'en colle plus. Et pourtant si tu savais, mon désarroi d'avoir oublié le Woody que j'aime (Match Point), notre film de tortues (La cité de la Peur), au moins un Lelouche (La belle histoire)...

19/06/2008

La question qui tue

On me l'a posé ce soir. Et un passage d'un livre de Pennac me revient, un moment où Malaussène le héros demande à sa boss, livrophage devant l'éternel, de lui citer un seul livre qu'elle a aimé pour qu'il ne démissionne pas. Elle reste coite bien sur. Le coup du livre entre tous les livres ce n'est pas très fairplay...
Mais je m'égare, la question à laquelle je n'ai pas pu répondre c'est "quel est ton film préféré?"
C'est un crève coeur pour moi de n'en choisir qu'un...
Beaucoup me viennent en tête pourtant, que j'aime ou que j'ai aimé pour plein de raisons différentes, mais cette histoire de préférence colle une sorte de flou qui me laisse sans voix.

Toi, tu répondrais quoi?

Ps: dès que je fais la mise au point, je te dis lequel je préfère d'entre tous hein!

20/10/2007

Vivement la sortie du dvd