28.11.2007
Big Boss focalise
Parce qu'il vient de réaliser que j'avais vraiment un blog, la nouvelle lubie de Big Boss c'est de me lire en VO sans rien du tout lissage professionnel, comme ça, ici, chez moi. Et découvrir le moi pas filtré et brut de pomme.
Et je suis pas pour. Du tout.
Du coup, je biaise : chaque fois qu'il pose la question je lui dis que non, que c'est un blog perso, que je ne lui donnerais pas l'adresse parce que je ne souhaite pas me savoir lue par lui, ni les autres patrons.
Que j'aime dire ce que je veux en toute liberté, même si évidemment, pour le néophyte y'à pas outrage, avec les surnoms et les métaphores pas de risque, sauf que voilà pour qui bosse dans ma boîte, ils sont sybillins lesdits surnoms et en deux coups de cuillères à pot, le Big Boss, paf il sait ce que je pense de tout le monde, il voit quand je vomis mes semaines et certains clients...
Bref tout ce qu'il vaut mieux pas.
Je me rassure en me disant qu'il me croit quand je lui dit qu'il peut chercher et qu'il ne trouvera pas (pseudo oblige), mais pas si sûr... S'il cherche bien, il trouvera. L'avantgae c'est qu'il n'est pas du tout en pays conquis sur le web. Cependant, me voilà face à la question fameuse du "j'assume ce que j'écris dans la vie de tous les jours avec les gens de tous les jours ou pas ?".
La réponse est oui, ou presque.
Dans ce presque, on l'aura compris, règne Big Boss accompagné de quelques autres que je sais condamnés au silence si d'aventures ils me lisent et se reconnaissent, comme un jeteur de riz (qui ne doit pas se reconnaître autrement qu'en recoupant les hasards d'un calendrier que je lui contrarie).
Tout ça pour dire que si, par hasard, Big Boss, vous m'avez retrouvée, surtout ne me dîtes rien.
Cette liberté de ton m'est chère, et finalement, je ne dis rien que je ne pense pas juste. Je n'ai simplement pas envie d'engager ce genre de discussion dans la vraie vie, au travail, ni d'avoir à me défendre ou me priver de cet espace.
D'avance merci.
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