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mars

  • There is absence, there is lack

    soulsavers,you will miss me when i burn

    Cinq jours de mars au compteur. C'est presque rien mais déjà, la nuit tombe moins vite, on descend les radiateurs et les couches de cachemire. On s'autorise un tour de cou de moins avec l'écharpe et on se sent  l'humeur printanière en diable. On lorgne les couleurs flashy quand on croise les vernis chez monop. On n'a plus assez de ses deux mains pour compter les jours passés sans mettre ses Uggs. Les converse en toile refleurissent le parquet de la chambre à coucher.
    Laisser partir l'hiver c'est dire au revoir à la ralcette et vieillir un peu (enfin pour moi surtout, qui suis née au printemps) mais qu'est-ce qu'on ne ferait pas contre un peu de soleil et de chaleur. Mais nos corps engourdis par tout ce froid et ce fromage ne sont pas encore super playlistés sur le printemps.

    Du coup, pour signifier au mien la sortie d'hiver, samedi je me suis offert 3h de dépaysement total. Imagine, tu te lèves (et tu te bouscules), il est tôt (12h) et ton premier impératif est à 15h. D'abord tu pars en exploration d'armoire, dans les affaires d'été pour retrouver un maillot de bain. Rien que ça déjà c'est exotique 3000, après les collants sous le jean lui-même caché sous la parka, tout à coup tu enfiles un maillot de bain... Hum. Entre hammam, sauna et massage j'ai passé 3h au paradis. J'en suis ressortie toute neuve, toute zen et totalement imperméable à la bruine bretonne qui s'abattait sur Paris.

    Si je te dis que dans 2 dodos, je file voir ma mer préférée pour quelques jours entre filles, tu comprendras le sourire du chat d'Alice que je me trimballe.

    En attendant le TGV de mercredi, je liste ce qu'il faut mettre dans le sac des mini vacances en forme de week-end, je vide la carte mémoire du reflex, je remplis l'iPhone de nouvelles chansons... D'ailleurs, j'ai découvert cette chanson-là hier soir, et je l'ai en tête depuis. Je te la prête.
    Elle est comme cette sortie d'hiver.

    Un peu rauque, un peu floue, un peu belle. Presque vraie... aussi.

  • Le charme des études sociologiques

    Image 3.pngMais pas celles de l'université. Quand tu commences juste à etre adulte, qu'à peine finis le lycée, le scooter et l'acné, tu te vautres au fond d'un amphi et tu trompes l'ennui en jouant à la bataille navale pendant le cours de socio -quoique je garde plutôt un bon souvenir de mes cours et du prof mais je m'égare.

    Non. Moi je te parle du charme des études sociologiques à l'emporte pièces d'une pause dèj entre Gringo, Wonderwoman et le hachis parmentier-salade.

    Du moment où l'un lance une phrase anodine, comme "tu prends quoi?", et, sans se douter, donne un élan super profond a la discussion (j'exagère  un peu, hein, tu te doutes). Parce que très vite arrive la chanson connue de "vous les filles vous n'arrivez jamais a choisir vite un plat ou mettez trois heures ou alors vous changez tout". Blablabla... Ce qui m'a donné assez envie de te parler ici de deux trois petites choses.

    Certes, rendons à César (ou Gringo en l'occurence) ce qui est à César, c'est très féminin le coup de la sauce a part ou de l'accompagnement moitié haricots verts (pour le corps de rêve cet été) moitié frites (pour le plaisir comme le chantait Herbert en 1981), ou encore du coca light et pas normal ou zéro ou pire pepsi max. Evidemment toute ressemblance avec des personnes existantes serait fortuite.

    On passe donc un moment là dessus, sur toutes les manies si désagréables que nous, les filles faisons endurer à notre entourage viril. (qui fait tout de même super bien Cosette on le notera).
    Jusqu'à ce que je fasse remarquer que nous, les filles, ne sommes pas seules au pays des bizarreries de genre. Pour la démonstration qui panache comme il faut, je demande à la cantonade si une fille a déjà été vue urinant dans la rue . Si une fille a jamais tiré fierté d'un rot de fin de repas ou a déjà été vue amenant sa lessive à laver-sécher-repasser-recoudre les boutons à sa môman à trente ans tassés.

    Homme lecteur, tu me diras que tous les garçons ne sont pas des rustres qui pissent au fond du jardin pour voir qui va le plus loin et s'enorgueillisent des chevaux sous le capot... Et je suis d'accord. Oui, oui, si facilement (mais tu te doutes que c'est pas tout).

    Toi l'homme, du coup, tu m'accorderas, dans ta grande mansuétude, que les filles ne sont pas que toutes des pipelettes incapables de choisir un plat du jour rapidement ou de comprendre les règles d'un sport collectif, ben oui tu me dois bien ça...

    Pis tu verras,  quand on oublie les généralités de comptoir, on se découvre plein d'affinités particulières.

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